dimanche, 27 septembre 2009
The Mysteries Of Udolpho - Ann Radcliffe (1/2)
Billet préparé pour la réunion du club Lire et Délire du 26 septembre chez Anjie. Je n'ai pas terminé ma lecture de ce livre, voici donc la première partie du billet. Je remercie Erzie d'avoir eu le courage de le lire et les courageuses copines du club de l'avoir écouté.
C'est avec regrets que je ne suis pas parmi vous aujourd'hui. Toulouse me manque et si je veux être honnête et plus triviale, je dirai que c'est surtout le soleil et la bouffe qui me manquent. Une bonne tranche de flûte, de baguette, de pain de campagne, croustillante avec du pâté ou du fromage étalé dessus, c'est tout ce à quoi j'aspire. Là, je me dis qu'Erzie a probablement l'air d'une andouille (appréciez la métaphore filée dans le registre gastronomique option charcuterie) à lire ces lignes qui n'ont rien à voir avec le livre dont je vais vous parler. Je disgresse, que voulez-vous, c'est une fâcheuse habitude dont je ne peux pas me défaire. Avouez que ça a son charme. Non? Peu importe, c'est à mon tour de parler et je compte bien en profiter.
Bien.
Si j'étais avec vous, je vous montrerais maintenant le (gros) livre que j'ai suicidairement (et j'invente des mots si je veux) choisi de lire pour le thème “classique” dont nous avions convenu au mois de juin. Aaaah le mois de juin, le soleil, la Garonne, les coups de soleil douloureux, très douloureux et l'odeur de la Despé. En ce moment, c'est plutôt ambiance feuilles mortes, ciel gris et mugs de thé. Mais qu'allais-je donc faire dans cette galère?
Je vous montrerais donc le livre que j'achève en ce moment The mysteries of Udolpho d'Ann Radcliffe. Non seulement ce livre est un classique mais c'est aussi un monument de la littérature gothique.
Avant de vous parler de ma lecture, une petite précision sur le gothique. Le gothique, en plus d'être un genre d'architecture et une manière de s'habiller assez en vogue autour de la cathédrale de Birmingham (cathédrale entourée de pierres tombales qui pourraient facilement figurer dans un film de Burton avec Johnny Depp en policier du XIX... ah, je sens que l'attention au sein du groupe remonte. Et maintenant, si je prononce les mots: Darcy, Matthew, nu, je sens que là j'ai définitivement capté vôtre intérêt et je vous en remercie)
Reprenons. Le gothique est un genre britannique né au XVIII siècle qui a fait naitre des romans dans lesquels on retrouve tous les ingrédients du genre: des décors médiévaux, des jeunes filles innocentes et prêtes à s'évanouir, des événements surnaturels et beaucoup de nuits sombres dans des châteaux, des cryptes, des chapelles, des cimétières pleins de courants d'air. C'est un genre intéressant et finalement assez méconnu de nos jours. Beaucoup de femmes ont participé à l'écriture de romans gothiques et Ann Radcliffe fait partie des meilleures, The mysteries of Udolpho étant un chef-d'oeuvre du genre.
Bon, de quoi ça s'agit?
Ça s'agit d'Emily St Aubert, un jeune fille noble, française et gasconne (la pauvre) qui vit en 1584 et qui perd tour à tour sa mère et son père. Ses amis l'appelaient “padbol” (promis j'arrête les blagues de ce genre, vous allez lyncher Erzébeth si ça continue et si c'est pas déjà fait) Avant de mourir, son père lui a fait promettre de brûler certains documents et de ne pas les lire. Bien sûr, elle en lit quand même un petit bout avant de tout brûler et est bouleversée par sa découverte, et nous on ne sait rien de ce qu'elle a vu et c'est assez frustrant. Bref, Emily n'a pas l'âme d'une rebelle, c'est une fille assez chiante et ennuyante dans le fond et au lieu de garder les documents, elle les brûle. La gourde. Emily se retrouve placée sous la tutelle de sa tante, la soeur de son père. Ladite tante est tout le contraire d'Emily: futile, prompte aux commérages et obsédée par l'argent. Emily, elle, a trop de peine de quitter son château gascon et surtout Valancourt, son Namoureux. Namoureux tout frais d'ailleurs puisqu'elle part pour Toulouse, chez sa tante, alors qu'il vient tout juste de lui déclarer son amour. Je vous ai dit qu'on la surnommait “padbol”?
A Toulouse, Emily a une occupation unique: pleurer. Pleurer encore et toujours, sur ses parents, sur sa vie, sur sa campagne et ses Pyrénées lointaines et sur Valancourt. Elle doit, en plus de ça, supporter sa tante qui a une vie sociale bien remplie et qui est bien décidée à épouser le conte Montoni, un italien plein aux as. L'argent, la principale motivation de la vile tante qui n'aime pas Emily et la traite de chochotte (sur ce coup là, elle a pas tort) Après avoir essayé d'écarter Valancourt de la vie d'Emily (il s'accroche le djeunss chevalier) (oui parce-que c'est un chevalier) la tante joue les entremetteuses: le conte Morano (un ami du conte Montoni) italien lui aussi, a jeté son dévolu sur Emily. Montoni décide de rentrer chez lui, à venise, et forcément, Emily doit suivre. Elle repleure en disant adieu à Valancourt et découvre, en arrivant à Venise, que Montoni n'est finalement pas si riche que sa tante le croyait. Haha, la tante s'est faite avoir par quelqu'un de plus cupide qu'elle. Après avoir épousé sa tante, Montoni est bien décidé à faire épouser Morano à Emily. Mais elle refuse (bah oui, elle est amoureuse de Valancourt) et elle s'entête. Montoni finit par s'énerver (et par là même, à montrer sa vrai nature de méchant) et lui impose le mariage.
Tatatiiiin!
Seulement, le matin même du mariage, sans explication, il embarque sa femme, Emily et ses serviteurs et part pour son château, loin loin loin dans les montagnes. Emily est soulagée de ne pas épouser Morano mais inquiète pour son avenir. Le château d'Udolpho (médiéval bien sûr, c'est un roman gothique) est isolé et dit-on visité par le fantôme d'une ancienne amoureuse de Montoni.
Emily se sent plus seule et plus prisonnière que jamais dans ces grands couloirs froids. Sa chambre est celle de l'amoureuse morte et au détour d'une promenade dans les différents recoins du château, Emily fait, derrière un rideau, une découverte effrayante; On ne sait pas ce que c'est mais visiblement c'est flippant. Moi perso, chuis sceptique. Emily c'est une chouineuse et une peureuse, donc bon, si ça se trouve elle a vu une photo de Rachida Dati et puis voilà.
Bref.
Montoni se révèle est un être irascible et violent. Il se prépare visiblement à entrer en guerre contre d'autres nobles (à l'époque, l'Italie était un patchwork d'états indépendants) et il force sa femme (qui fait vachement moins la maline depuis qu'ils sont arrivé dans le château) à signer des papiers qui pourraient le rendre riche (en fait, elle a plus d'argent que lui) mais la tante refuse et une nuit, mettant ses menaces à éxécution, Montoni la fait enlever de ses appartements pour la cloitrer dans la tour est du chateau. Mais Emily ne peut pas s'en assurer et pense qu'il a fait tuer sa tante.
Tatatiiiin!
Elle n'est sûre de rien, et entre deux crises de larmes, trois évanouissements et des discussions avec des serviteurs dont elle essaie de tirer les vers du nez, Emily commence sa petite enquête.
Vous aimeriez en savoir plus? Moi aussi. Les 300 premières pages ont été longues. Je n'avais pas vraiment le moral au moment où je lisais ce livre, donc problèmes de motivation et de concentration. Je vais mieux et je continue ma lecture qui entre enfin dans le vif du sujet: des courants d'air, des événements surnaturels, des courants d'air, des voix surgies de nulle part, bref du pur gothique.
Le style d'Ann Radcliffe est fluide et agréable. Elle sait créer une atmosphère et poser les bases nécessaires à son intrigue. Emily est exaspérante de gnagnatitude mais c'est une héroine gothique dans toute sa splendeur: pure, innocente, incorrompue et peureuse. J'ai hâte d'en savoir plus. Le chateau d'Udolpho est lugubre et flippant à souhaits. On sent que les documents qu'Emily a brûlé ont quelque choses à voir avec l'intrigue, c'est pas possible autrement. Je veux savoir ce qu'Emily a vu derrière le rideau, si sa tante est morte, ce que veut Montoni et pourquoi Morano a mis Emily en garde contre Montoni.
Je n'avais jamais lu de roman gothique et je dois avouer que c'est un genre agréable et raffiné. J'ai déjà prévu de lire The Monk de Lewis, plus court et plus cru dans l'intrigue. Le gothique a également d'autres romans qui valent le coup : Frankestein de Mary Shelley et Le château d'Otrante sont les plus connus.
Le gothique, c'est bien, on devrait tous l'essayer au moins une fois dans sa vie.
Je vous remercie d'avoir supporté tout ça (vous vous dites surement “tout ça pour ça?!”, figurez-vous que moi aussi. Promis, la prochaine fois j'aurai meilleur moral et je finirai ma lecture)
Je remercie Erzébeth, ma Copine, la femme de ma vie (on est fiancées, j'espère, au moins, que vous la féliciterez) d'avoir eu la gentillesse et la patience d'imprimer et de lire ceci. Buvez un coup en pensant à moi et en sachant que ça me manque vraiment de ne pas pouvoir partager ce moment avec vous.
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samedi, 26 septembre 2009
Où je n'ai pas grand-chose à dire mais où je le fais quand même
Non, je n'ai pas succombé à la tentation d'acheter un Oxford Classic pour en avoir un gratuit. Pourtant (mon) Dostoievsky (d'amour) (et The Idiot) me regardait en coin avec un regard de chien battu, les yeux humides, prêt à pleurer. Dickens (Bleak House) faisait la même tête (le copiteur) et j'ai faillit craquer. Mais je me suis souvenue que j'étais là (Borders) pour acheter un livre pour le Bloody Swap donc j'ai tout reposé, je n'ai pas pleuré et je suis partie plus loin (pour ne plus entendre leurs voix entrecoupées de sanglots) (un livre qui pleure c'est triste) Et puis de toute façon, mes Dostoievsky et mes Dickens je les achète en édition Vintage parce-que les livres sont dans un format agréable et parce-que les couvertures sont merveilleuses. The Brothers Karamazov (déjà sur ma PàL) et Bleak House qui le rejoindra bientôt.
Par contre la chair est faible et j'ai acheté le premier tome de True Blood (£5 au lieu de £6,99) mais c'est pas de ma faute, c'est celle de ma copine Louise qui m'a répété que je devais m'y mettre. Elle était là quand je l'ai acheté, elle m'a physiquement forcé à le faire. Je suis une fille adorable, j'écoute les conseils qu'on me donne. Louise, c'est ta faute, je suis pas responsable.
J'ai re-faillit craquer devant Sense and Sensibility and Sea Monsters. Trasher Jane Austen, moi je suis pour, j'applaudis, je crie encore encore bravo (au
moins comme ça elle sert à quelque chose) mais j'ai été trop déçue par Pride and Prejudice and Zombies. J'ai bien ri en lisant le résumé de celui-là (Brandon en monstre marin, je jubile même si c'est un chouette personnage) et j'ai reposé le livre sur le présentoir. Avis aux amateurs.
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jeudi, 24 septembre 2009
Lego ergo sum
Cachou (en vile vengeresse) m'a taguée. Figurez-vous qu'Isil s'y est mise aussi. C'est une coalition, une conspiration, un complot visant à se venger sur ma personne et à organiser la colonisation de notre planète grâce à une race d'hybrides humains-aliens (je dérape là non?) Erzie a eu pitié de moi et peur que notre amour en patisse (je sais, là vous fait tous aaaaaaaw, c'est mignon) Le but de ce tag: répondre aux questions avec le titre d'un livre lu cette année. Et bien sûr un titre ne peut être utilisé qu'une seule fois.
Décris-toi : The Outcast (je suis une rebelle en fait)
Comment te sens-tu ? : Pride and Prejudice and Zombies
Décris là où tu vis actuellement : North and South
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : On Chesil Beach
Ton moyen de transport préféré : The Cement Garden (on est d'accord, ça ne veut RIEN dire) (c'est ça de pas avoir noté toutes mes lectures de l'année dernière)
Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Loïs the Witch
Toi et tes amis, vous êtes : Sa Majesté des mouches
Comment est le temps : American Psycho (de mieux en mieux niveau non-sens)
Ton moment préféré de la journée : The End Of Mr Y (on atteint des sommets niveau n'importequoiesque)
Qu'est la vie pour toi : Mytho
Ta peur : The Bell Jar
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Si c'est un homme
Pensée du jour : What Maisie knew
Comment aimerais-tu mourir ?: Choke
La condition actuelle de mon âme : The Mysteries of Udolpho
mardi, 22 septembre 2009
Genuine english folk
Grâce à mon English, je me suis intéressée au cricket (je connais et comprends les règles, je sais comment lire le tableau des scores et des runs, je sais comment prendre un wicket) et je me suis aussi intéressée à la folk. Back to the roots pour l'accro de rock et de punk que je suis. Je ne lui serai jamais assez reconnaissante de m'avoir fait découvir Tunng il y a 3 ans. Un merveilleux groupe.

Des chansons qui utilisent différentes techniques et différents sons, un véritable jeu de sons et de bruits qui accompagnent des paroles poétiques. La folk accord une part importante aux mots et à la manière de les délivrer. Oui, Tunng est un ramassis de joyeux musiciens et de nutcases. Ils ont l'air perchés et ils le sont. Leur musique change d'humeur d'une chanson à l'autre. Jenny Again, sur une musique douce et légère, ils parlent (l'air de rien) d'un type qui tue sa copine. Tales From Black est une merveille d'écriture, une femme dont on ne sait pas si les cadavres dont elle se lave les mains sont faits de sang ou d'encre. Take qui me touche à chaque écoute.
Tunng fait de la folk innovatrice, ils n'appartiennent pas à la branche classique (Kate Rusby, Scott Matthews ou Joan Baez) C'est justement ça qui me touche chez eux, cette touche de féérie complètement barrée et incroyablement touchante et poétique à la fois.
On en redemande
Spoons
Bullets
Sweet William
Take (on ne s'en lasse pas)
Une chouette version live
Take (il faut attendre 1 minute avant que la chanson ne commence vraiment)
10:44 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 20 septembre 2009
Où je ne comprends pas comment j'en suis arrivée là
Je continue dans ma lecture des Mysteries of Udolpho. Un classique du gothique qui commence à être vraiment intéressant peu avant la page 300. J'ai honte. Je mets beaucoup trop de temps à le lire. Surtout que le style est fluide et prenant. Mais j'avais la tête pleine de soucis ces dernières semaines, ça commence à se calmer doucement. Mon esprit s'apaise un peu et je retrouve le plaisir de la concentration.
Par contre, je ne suis pas du genre à m'éparpiller sur plusieurs lectures. C'est donc à l'insu de mon plein gré que
j'ai ouvert The Book Thief. C'est particulier. Mais plaisant.
C'est aussi à l'insu de mon plein gré que je suis allée m'inscrire à la bibliothèque. Je vis dans la deuxième ville d'Angleterre, ma carte m'ouvre les portes de toutes les bibliothèques. Je ne me sers que de celle du quartier et celle du centre-ville. Dans ces antres de l'enfer et de la tentation (ils devraient l'écrire au dessus de la porte) j'ai emprunté deux livres et j'ai, bien sûr, commencé à les lire.


Je crois que je me suis perdue.
19:08 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
samedi, 19 septembre 2009
500 days of summer - Marc Webb
C'est l'histoire d'une fille et d'un garçon. Le garçon croit en l'amour, il croit que LA fille est là quelque part et que le jour où il la rencontrera: ils vivront ensemble et seront heureux. La fille ne croit pas à l'amour. Evidemment, le garçon rencontre la fille, le garçon tombe amoureux de la fille. Contre tout espoir, la fille sort avec le garçon. La suite? 500 days of summer.
Ce film avait tout le potentiel nécessaire pour être un très bon film, quelque chose qui sorte de l'ordinaire. Mais. Oui il y a un mais. J'y viendrai à la fin.
Tom rencontre Summer et s'ensuit une relation qui ne peut pas avoir de fin heureuse, c'est fatal. Tom est un rêveur, il veut tellement croire en l'amour, en la personne idéale qu'il s'en aveugle lui-même. Le couple qu'il forme avec Summer est parfait et on y croit. Les seconds rôles sont très chouettes bien que trop peu présents. C'est peut-être là, aussi, que pèche le film. Tout est trop centré sur le couple Tom-Summer, j'ai un peu eu l'impression de redites.

Et puis la voix off, certaines animations, certaines situations m'ont fait penser au Fabuleux destin d'Amélie Poulain (mon English a eu la même impression, ça me rassure) Le thème soulevé de plus en plus vers la fin est intéressant cependant: l'idée de destin, des "et si". Le film est émaillé de scènes réalistes, belles, touchantes ou drôles dans lesquelles moi et mon English nous sommes beaucoup retrouvés.La manière dont les choses et les événements sont amenés est bien faite, simple et juste. On y croit.

Le film a la chance d'être servi par une bande originale très chouette (par contre je me serais bien passée de la chanson de Carla Bruni qui m'a fait pester dans mon fauteuil) et par Zooey Deschanel pour laquelle j'ai eu un gros coup de foudre: fraîche, simple, radieuse dans ce film. Joseph Gordon-Levitt est très bien aussi mais son personnage m'agaçait clairement pendant la dernière demi-heure.

Pourquoi donc suis-je ressortie en restant sur ma faim? Je pense juste que la toute dernière scène du film fout en l'air tout le reste. Elle m'a déçue. Là où 500 days of summer innovait par son schéma: le couple, l'histoire, la personnalité des personnages, on était en droit d'attendre une fin qui continue dans cette voie. Ce n'est qu'à moitié fait.
Et c'est bien dommage.
Un film à voir cependant. Un film vrai.

vendredi, 18 septembre 2009
Rosemary's baby - Ira Levin
Un cinq pièces au Bramford, en plein cœur de New York. Rosemary et son mari Guy ont de la chance. Oh, bien sûr, il y a ces légendes à propos de magie noire : le célèbre sataniste Marcato aurait vécu dans l'immeuble. Mais les voisins de Rosemary sont si gentils ! Ils la couvent comme leur propre fille. Et voilà Rosemary enceinte ! Le jeune couple est aux anges... hélas, ce bien-être se fissure : une femme se jette par la fenêtre. Guy commence à changer. Des rêves horribles assaillent Rosemary. Elle éprouve bientôt une terreur sourde et grandissante... ces gens étranges qui insistent pour s'occuper d'elle, que veulent-ils ? Rosemary ou son bébé ?
Ce qui m'a enchanté (entre autres choses) dans ce livre, c'est que les faits se déroulent dans un endroit qui s'inspire explicitement du Dakota, un immeuble mythique de New-York qui dénote pas mal au milieu des buildings.

Bien sûr, on a compris qu'ils lui voulaient du mal, enfin qu'ils voulaient son bébé. Mais ce n'est pas le plus important. Ce qui prime, dans ce livre, c'est la manière dont l'auteur met en place les choses et les événements.
L'angoisse se fait de plus en plus présente: Rosemary perd du poids et le sommeil une fois enceinte. Elle ressent surtout une douleure sourde et constante dans le bas-ventre. Bien sûr, son médecin est un ami de Roman et Minnie. Ce qui soulève nos doutes mais pas ceux de Rosemary, du moins pas tout de suite.
Et qui a fini de me faire aimer ce roman sombre, angoissant, terrifiant par moments.
jeudi, 17 septembre 2009
Spotless

Elle se reconnaîtra.
06:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 16 septembre 2009
Did you see the stylish kid in the riot? (un paquet de jelly beans pour celui ou celle capable de me dire d'où je tire ce merveilleux titre sans utiliser google ou wkipedia, bref sans tricher)
La femme de ma vie m'a taguée. Un tag musical les enfants. Le genre de tags que j'adore mais dont il m'est impossible de suivre les règles.

La chanson que j'écoute en ce moment: pas une mais LES chansons de l'album Humbug des Arctic Monkeys. J'ai (enfin) mes billets pour aller les revoir.
La chanson qui me rend joyeuse: Don't Look Back Into The Sun, The Libertines.
Mais y'a aussi Island in the sun, Weezer
Chelsea Dagger, The Fratellis
22 Grand Job, The Rakes
Parklife, Blur.
Around the bend, The Asteroid Galaxy Tour

La chanson qui me rappelle un ex-copain: Hasta siempre, Nathalie Cardone
La chanson qui me rappelle un ami perdu: Santa Maradona, Mano Negra ou Clint Eastwood, Gorillaz.
La chanson qui me fait pleurer: Chanson de toile, Emilie Simon (la chanson que mon iPod a joué au moment où j'entrais dans la ville où j'ai grandi, le 16 septembre 2008. Je venais enterrer mon grand-père)
La chanson qui me fait réfléchir sur le monde: Natation Synchronisée, Vincent Delerm (étrange...)
La chanson qui en dit beaucoup sur moi: Steady, as she goes, The Raconteurs.
Et puis Jenny Again, Tunng.
Et Expectations, Belle and Sebastian.
Et Love Minus Zero/No Limit de Bob Dylan.
She's a rebel, Green Day.
We are going to be friends, The White Stripes.

La chanson qui fait que mes amis pensent à moi: Bang bang you're dead, Dirty Pretty Things.
I get along, The Libertines.
The age of the understatement, The Last Shaddow Puppets.
La chanson qui me rappelle mon enfance: La petite musique de nuit, Mozart.
A Hard day's night, The Beatles (mes parents avaient des goûts formidable, je sais)
La chanson avec laquelle j'aime m'endormir: Lille, Lisa Hannigan.

La chanson pour laquelle je ferais n'importe quoi pour l'entendre en live: là clairement, n'en choisir qu'une est impossible.
Guns of Brixton, The Clash.
Holiday in the sun, Sex Pistols.
Horror Show, The Libertines.
Mala Vida, Mano Negra.
Fuck Forever, Babyshambles (oh non attendez, c'est déjà fait :p)
Gin and Milk, Dirty Pretty Things.
One Step Beyond, Madness.
Blitzkrieg Pop, The Ramones.
I wanna be your dog, Emilie Simon.
J'arrête.
La chanson qui me fait penser à ma solitude: Hurricane in brackets don't come knocking, Husky Rescue. La Pathétique, Beethoven (mon amour)
La chanson qui n'est pas mon type de musique mais que j'aime quand même: Lose Yourself, Eminem (c'est un enfoiré qui a du talent, je suis forcée de l'admettre)
La chanson avec laquelle j'aime travailler: ça dépend du travail en question. Pour éviter une liste de 56 titres, je vais dire n'importe quel morceau de Beethoven.
La chanson que j'écoute dans ma voiture: n'importe quoi pourvu que ce soit The Ramones ou Blur ou Green Day ou The Whites Stripes.
La chanson que j'écoute en boucle sans me lasser: When the sun goes down, Arctic Monkeys ou Time For Heroes, The Libertines.

mardi, 15 septembre 2009
The X-Files - saison 7
La septième saison c'est le début de la fin. Parce-que je savais déjà en commençant à la regarder que c'était la dernière vraie saison pour moi. La dernière fois où Mulder et Scully, tels des fous du volant increvables continuent dans leur éternelle poursuite.



Bon, ça c'est fait.



*l'enquête n'a rien d'une X-Files mais c'est un excellent scénario à la Agatha Christie
*Scully qui tourne son bras à 360° c'est erk erk erk
*une intrigue bien foutue

*une émission de télé réalité policière qui colle Mulder et Scully au cul, c'est... intéressant
*l'idée que la peur elle-même est le meurtrier est géniale, il fallait y penser
*Scully et sa perte de patience avec les cameramen "I hate you guys!"

*parce-que Scully qui se retrouve devant un cadavre invisible qu'elle recouvre de poudre jaune=scène(s) culte(s)
*parce-que finalement, on va laisser les choses comme elles sont













La saison 7 voit la naissance d'une nouvelle possibilité. La conspiration ayant été démantelée dans la saison 6, il faut bien rebondir. Rebondissons. Scully, en début de saison 7, s'acharne à déchiffrer des morceaux d'artefact provenants d'un vaisseau enfoui sous l'océan. Elle y trouve, entre autres, des passages de la Bible, du Coran ainsi que le génome humain. Troublant.



Fox commence à trouver le temps long, ça se lit sur son visage. Surtout depuis qu'il est enfin fixé sur le sort de sa soeur. Du coup, il flirte à longueur de temps avec Scully et s'en tire par des piroutettes. Mais que voulez-vous, ça fait partie du personnage. Il reste un enquêteur extrêmement doué et un fin profiler mais c'est comme si son esprit était ailleurs et qu'il tendait vers autre chose...
Elle a beaucoup changé et évolué au fil des saisons et la saison 7 la montre enfin épanouie, souriante... presque heureuse... What ever happened to Dr Scully? La relation qu'elle entretient avec Mulder joue énormément sur leurs enquêtes. Elle est devenue l'égale de Mulder tout en restant ce qu'elle était au début de la série: scientifique, posée, raisonnable et sceptique. Mais l'amour fait des miracles...
SCULLY: Dressing up like high-tech warriors to play a futuristic version of Cowboys and Indians? What kind of moron gets his ya-yas out like that?
MULDER: (on phone) Hey, Scully, Skinman is calling me from a bubble bath.
SKINNER: (on phone) It's still me, Mulder.
TEA LEONI AS SCULLY: I'm in love with Assistant Director Walter Skinner.
GARRY SHANDLING AS MULDER: What does he have that I don't have?
TEA LEONI AS SCULLY: A bigger flashlight.
SCULLY: Mulder, I have something to confess.
MULDER: What's that?
SCULLY: I'm in love with Associate Producer Walter Skinner.
MULDER: Ah... Me, too.
SKINNER: Misidentification of a corpse and subsequent unrequested autopsy...
SCULLY: Sir, the dead man looked very much like Micah Hoffman. He had Hoffman's I.D. on him...
SKINNER: Agent Scully... if I'm carrying Marilyn Monroe's purse do you assume that I slept with J.F.K.?
SKINNER: Agent Mulder, you will leave O'Fallon alone. You will leave Hoffman alone and Agent Scully, you'll put your trigger-happy scalpel away.
MICAH HOFFMAN: I am become Jesus Christ.
MULDER: I am become skeptical.
SCULLY: How...?
MULDER: 42.
SCULLY: You've seen this movie 42 times?
MULDER: Yes.
SCULLY: Doesn't that make you sad? It makes me sad.

SCULLY: Mr. Danfous, I'm Special Agent Dana Scully with the FBI.
ANGRY BOB DANFOUS: (screaming) What's so special about you?!
MULDER: I think you missed a spot here. I can see straight through to his ass.
MULDER: I don't know if you noticed but, um, I never made the world a happier place.
SCULLY: Well, I'm fairly happy. That's something.
Bon. C'était pas une saison catastrophique mais pas inoubliable non plus. Le tandem de choc va me manquer mais je suis prête pour la saison 8. Envoyez la purée.
























