dimanche, 23 août 2009
The Chronicles of Narnia "The Magician's Nephew" - C.S. Lewis
II était une fois, à Londres, au début des années 1900, la petite Polly qui vivait une vie tranquille, jusqu'au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Héla, Digory vit avec sa mère malade - son père est parti aux Indes- et un vieil oncle à moitié fou. Et s'il était plutôt magicien? II propose aux deux enfants d'essayer des bagues magiques qui doivent les transporter dans un monde inconnu. Projetés au milieu d'une merveilleuse forêt, les deux amis découvrent qu'en sautant dans chacune des mares de la forêt, ils atterrissent dans un monde différent. Malheureusement tous les mondes ne sont pas heureux. Dans l'un d'entre eux ils trouvent une sorcière maléfique. Elle les suit dans le monde le plus enchanté qu'il leur est donné de découvrir: le monde de Narnia. C'est une terre entièrement neuve, un paradis qui naît sous leurs yeux: des animaux innocents apparaissent, des plantes délicieuses poussent, dont cet arbre magique, porteur d'un fruit qui pourra peut-être guérir la mère de Digory.
Ça faisait un moment que je voulais lire ce monument de la littérature jeunesse que sont les Chroniques de Narnia. J'ai eu la chance de dégoter l'intégralité des 7 chroniques dans une superbe édition et ce pour une bouchée de pain chez Oxfam (Dieu bénisse les charity shops qui pululent ici) Je n'ai pas été déçue du voyage au cours de cette première chronique.
Malheureusement ou heureusement, je ne sais pas encore, je connaissais déjà l'existence de Narnia à cause du film The Lion, The Witch and The Wardrobe, la seconde chronique de Narnia que j'étais allée voir au cinéma. The Magician's Nephew pose les bases de toutes les chroniques, une sorte de genèse de Narnia.
L'écriture de C.S. Lewis se lit comme un clin d'oeil permanent à ses lecteurs que sont les enfants à qui il destine cet ouvrage. Les adultes y sont perçus comme des personnes incapables d'entrer dans la magie et le merveilleux, parce-que ça n'existe pas voyons. Les seuls qui osent s'y aventurer sont considérés comme fous par les autres. Ainsi, le magicien lui-même, l'oncle de Digory est traité de fou par toute sa famille.
Il est au contraire assez intelligent pour avoir compris que d'autres mondes existaient en dehors du nôtre. Trop peureux pour s'y aventurer, c'est Digoy et Polly qui, tels des Alice en herbe, découvriront les multiples possibilités qui s'offrent à eux. C'est à Narnia qu'ils s'arrêteront et que tout commencera: devant leurs yeux ronds et ébahis, Aslan, un lion superbe, terrifiant et majestueux donnera, par sa simple parole, vie à Narnia et à ses créatures. Bien sûr, tout cela n'est pas sans rappeler la Création biblique. Mais c'est justement sur cette analogie là que se base toute la dernière partie de The Magician's Nephew. Digory, appelé fils d'Adam par Aslan, est chargé d'aller chercher une pomme au milieu d'un jardin en haut d'une colline. Si Digory respecte le fait de cueillir la pomme et de ne pas la manger, la Sorcière elle, en croque une, ce qui aura pour effet de la rendre blanche, superbe et encore plus puissante. Le Mal est définitivement ancré dans Narnia.
The Magician's Nephew est très court (à peine 109 pages) mais crucial pour la suite des Chroniques. Digory et Polly, enfants de notre monde, sont les témoins de la naissance de Narnia mais sont responsables du Mal qui vit désormais sur cette terre paisible et pacifique. Ce sera donc à d'autres enfants de notre monde de réparer cette erreur.
The Chronicles of Narnia est une merveille, un livre intelligent capable de transporter. Il se doit de figurer dans le Panthéon des classiques, au même titre qu'Alice.
























Commentaires
Et le dernier m'a fait pleurer. Yep, petite nature, je sais.
(et pour moi, c'est nettement meilleur qu'Alice, que je n'aime pas du tout, oui je sais, shame on me)
Ecrit par : fashion | lundi, 24 août 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Lilly | lundi, 24 août 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Leiloona | lundi, 24 août 2009
Répondre à ce commentaire@Lilly: j'ai fait pareil, j'ai dû laisser mon intégrale d'Oscar Wilde chez mes parents :(
@Leiloona: c'est une analogie qu'on retrouve un peu partout dans ce genre de livres. Prends "Le Seigneur des Anneaux" par exemple. C'est l'éternel refrain du Bien contre le Mal et de la faute qu'il faut réparer. C'est un schéma permanent.
Ecrit par : Ofelia | lundi, 24 août 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : freude | lundi, 24 août 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Pimpi | lundi, 24 août 2009
Répondre à ce commentaireEn fait, ça a l'air génial. Je pense que j'aimerais vraiment; j'ignorais les détails de l'histoire (pas vu les films) mais ça me tente vraiment bien. Tu as commencé à lire la suite ?
Ecrit par : erzébeth | lundi, 24 août 2009
Répondre à ce commentaire@pimpi: ça peut être intéressant de lire celui-là en dernier finalement...
@Erzébeth: c'est génial et intelligent. Lewis est un grand écrivain pour les enfants, ils ne les prend pas pour des cons, ce que je trouve admirable. Son écriture est superbe. Je n'ai pas encore commencé la suite. Je suis sur un Buko là :)
Ecrit par : Ofelia | mardi, 25 août 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Karine:) | mercredi, 26 août 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Ofelia | mercredi, 26 août 2009
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