mercredi, 29 juillet 2009
Où j'essaie de garder bonne figure
Oui, ce blog est toujours un blog littéraire. Oui, je lis toujours. Oui, mon billet sur Si c'est un homme se fait attendre; tellement attendre que vous aviez oublié qu'il devait arriver. Je suis enfin entrée dans la phase ouh c'est génial ce roman, je ne veux plus le lâcher (c'est une phase, sisi) dans ma lecture de North and South et je continue à penser, à dire, à proclamer: bouh Austen n'importeuh quoi, Gaskell rules! (Je risque gros à écrire ça, je vois poindre à l'horizon une horde de Janéites en colère. Tant pis.) J'ai honte de ne pas l'avoir encore fini. Les dernières semaines ont été chaotiques, entre les dix heures par jour au centre de loisirs et mon départ.
Entre deux pages de lecture, je cherche un travail et je maudis le temps pourri. Mais pourquoi, pourquoi, oh pourquoi ai-je quitté mon Sud-Ouest et son soleil? Ah ça pour être verte, l'herbe est verte ici. Je culpabilise de lire pendant la journée, mes yeux restent rivés sur mon écran d'ordinateur, scrutant la moindre offre qui pourrait me convenir et je soupire sur ma tasse de café en regardant, de temps à autre, par la fenêtre.
La lecture est un bon remède en ce moment. Beethoven aussi.
dimanche, 26 juillet 2009
Où ma Pàl ne va point en diminuant.
Pour ceux qui n'ont pas suivi: je vis désormais en Angleterre. Pas de retour en France, je m'installe avec mon Britannique. J'ai quitté mon Sud-Ouest (son soleil, ses Pyrénées, ses beaux paysages et Toulouse) et j'ai embrassé le non-été anglais, ses températures automnales et ses habitants hors du commun. Le problème, c'est que les libraires pullulent et qu'en ce moment dans ma librairie préférée c'est 3 for 2 et que j'ai (évidemment) craqué.


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jeudi, 23 juillet 2009
Où, dans ma grande magnanimité, je distribue des Blogs d'Or
J'ai été adoubée. Si si. Même si adoubement, ça claque pas trop (ils auraient dû prendre chevaliérisation) la provenance de cet acte on ne peut moins ordinaire et banal, lui, claque, en jette, bref c'est la classe internationale. C'est Erzebeth (rien que ça) qui a remis un Blog d'Or à mon très humble blog. Je ne vais pas rentrer dans les détails du pourquoi du comment ça me fait un petit chkroukougnou au coeur que ce soit elle qui me décerne cette récompense, certaines choses doivent rester privées. Quoi qu'il en soit, je suis touchée et honorée. Et bien embêtée aussi, maintenant qu'il faut que je choisisse 3 blogs à recompenser.
Je déteste choisir mais je n'ai pas le choix.

Le blog de Lilly qui me laisse pantoise d'admiration, tant pour la qualité de ses lectures et de ses billets que pour la quantité de livres qu'elle ingère en un temps record. Lilly, quel est ton secret? Elle a des goûts éclectiques et surtout remarquables et elle sait me faire très très envie de lire Woolf (oui, j'avoue, Virginia est une femme tellement remarquable et un auteur tellement doué qu'elle m'effraie et puis j'ai des séquelles de cours de stylistique de la fac auxquels elle est clairement associée) Lilly est une bloggeuse intelligente et réfléchie tout en ayant un sens de l'humour vif et aiguisé. Elle me plait beaucoup et son blog est une mine d'or.
Le blog de Cachou, première bloggeuse littéraire à entrer en contact avec la curieuse créature que je suis. Cachou est pleine de ressources et de surprises. Nous avons beaucoup de points et de goûts communs, elle est extrêmement ouverte et avide de nouveautés. En plus d'avoir une bibliothèque hallucinante, elle écoute de la (bonne) musique, elle va voir de chouettes films (ou pas) et elle en fait toujours de bons billets critiques et objectifs. Cachou est complète et adorable. Et son blog le reflète très bien.
Le blog de Trillian parce-qu'elle est aussi perchée que moi et qu'elle seule comprend ma vieille et inassouvie passion pour X-Files, une série qui fait apparemment peur à beaucoup. J'ai découvert son sympathique blog grâce aux commentaires qu'elle laissait et je l'en remercie. Je partage aussi beaucoup avec elle. Comme quoi, la lecture mène à tout.
Mesdemoiselles, merci à vos blogs d'exister, je vous passe le flambeau.
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lundi, 20 juillet 2009
Fight the future - X-Files, le film
Contrairement au deuxième film sorti l'été dernier (assez mauvais et décevant) Fight the future est indispensable et est le maillon entre la cinquième et la sixième saison. Il faut le voir pour comprendre ce qui se passe dans la saison 6.
L'intrigue: Les X-Files sont fermées. Alors que les agents Fox Mulder et Dana Scully sont affectés à Dallas ils sont confrontés à un attentat terroriste contre un bâtiment fédéral. Leurs investigations, aidés d'un médecin paranoïaque, les mèneront à la découverte d'indices d'un complot mondial, et de l'existence d'un virus mortel, d'origine extraterrestre. Ils seront confrontés au puissant Syndicat, et notamment à l'homme à la cigarette, bien décidé à compromettre leur enquête et à les empêcher de découvrir la vérité. Mulder et Scully la poursuivront néanmoins du Texas à l'Antartique, jusqu'à découvrir de terribles secrets.
Le seul petit souci de ce film c'est que les créateurs de la série ont voulu en faire deux choses en un seul film:
1) le film est le lien entre la saison 5 et la saison 6, il faut donc que les événements qui s'y déroulent soient en accord avec tout ce qui s'est passé avant et qu'il y ait une ouverture à la fin, ouverture reliée au début de la saison 6.
2) le film doit pouvoir être vu par des non-initiés à la série et à sa mythologie; l'idée étant que n'importe qui puisse le regarder sans se sentir largué.

Noble cause et pari réussi mais le film en patit un peu et j'ai subi quelques redites: les tempéraments de Mulder et Scully sont marqués un peu plus que d'habitude, Mulder-le-martyr a le poids du monde sur ses épaules et Scully-la-sceptique reste enfermée dans un labo ou une morgue pour faire des recherches pendant que son partenaire joue à Action Man sur le terrain. On a droit à une énième répétition du: Scully a été assignée aux X-Files pour discréditer le travail de Mulder mais elle a compris que les crétins et les méchants étaient ceux-là même qui l'avaient assignée à ce service et elle a choisi de rester et de faire confiance à son partenaire. Elle le protège, le couvre et sauve sa peau au sein du FBI, lui évite bon nombre d'embêtements qui, du coup, lui retombent dessus. Eternelle rengaine.


Mais pourtant: le film a la grande qualité d'être clair, net et peu frustrant quant aux réponses qu'il donne. Il résume habilement tout ce qu'on est censé savoir mais dont on n'est plus très sûr:
- l'huile noire est le moyen pour les extraterrestres de coloniser la terre: elle s'infiltre dans l'organisme et permet la gestation d'un extraterrestre à l'intérieur d'un corps humain qui sert d'hôte puis meurt
- le Syndicat (dont fait partie l'homme à la cigarette) est un comité qui collabore avec lesdits petits hommes gris mais qui travaille secrètement à la mise au point d'un vaccin contre l'huile noire donc contre la colonisation. Pourquoi? Là par contre, je ne suis pas sûre de comprendre.
- le vaccin mis au point par les Russes et volé par les Américains fonctionne.
- les extraterrestres sont arrivés sur Terre il y a des millions d'années
Venons-en au film lui-même
La scène du début à Dallas, avant, pendant et après l'explosion de la bombe est bien foutue. On nous fait comprendre que Mulder et Scully savent se balancer des vannes mais qu'ils sont aussi de bons agents. Et puis bon, c'est un film américain, donc il faut bien qu'un truc explose à un moment ou à un autre.

Mulder se fait contacter par un mystérieux docteur, Kurtzweil, qui dit avoir travaillé avec son père, qui lui livre des informations au compte-gouttes... on comprend pas trop pourquoi ni son rôle dans tout ça mais ça lance Mulder et Scully sur une piste alors allons-y gaiment.
Scully est égale à elle-même: intelligente, forte et indépendante, elle tient tête à Mulder, elle pose les bonnes questions (celles qui dérangent) elle cherche, elle fait confiance à son partenaire et elle doute encore et toujours.Elle reste stoïque, posée, conscienceuse et professionnelle.

Mulder est (trop) impulsif et agit avant de réfléchir, ce qui a du bon dans le film. Il se lamente sur son sort avant d'exploser de colère la minute d'après. Il passe par beaucoup d'humeurs, d'émotions et de sentiments en peu de temps.

Ils découvrent, de fil en aguille (dans une botte de foin) que des champs de maïs en plein désert texan et un élevage d'abeilles sont entretenus afin de propager le virus extraterrestre (à partir de l'huile noire?) parmi la population.

En milieu de film, Scully est sommée de s'expliquer sur ses activités, sur ce qu'ils ont découvert, sur les infractions au règlement qu'ils ont commis. Elle prend finalement la décision dont elle avait commencé à parler à Mulder au début du film: elle part, elle quitte le FBI. Les X-Files sont fermées et elle est lasse et dégoutée de la corruption dans laquelle baigne le Bureau: plus rien ne la retient donc et elle préfère retrouver sa carrière de médecin. Mulder ne l'entend pas de cette oreille. Pour justifier sa démission, elle lui explique que son travail auprès de lui était de le discréditer, de faire des rapports sur lui et son travail et de lui serrer la bride (rappel du tout premier épisode de la série) et qu'il n'a jamais eu besoin d'elle.
Mais super Mulder, avec toute la fougue dont il est capable (oh la belle envolée lyrique) lui dit:
But you saved me! As difficult and as frustrating as it's been sometimes, your goddamned strict rationalism and science have saved me a thousand times over! You've kept me honest ... you've made me a whole person. I owe you everything ... Scully, and you owe me nothing.

Dans le langage Mulder-Scully ça veut dire: tu es tout pour moi Scully, s'il te plait ne t'en vas pas, je t'aime. Mais comme c'est quand même très gnan-gnan et un poil ridicule de sortir une telle réplique, on crypte tout ça. Et puis je t'aime n'est pas le genre de choses qu'on dit dans X-Files (même si on le ressent)

On ne rêve pas, il y a (enfin) contact buccal entre Mulder et Scully. Mais comme faut pas pousser non plus hein, ledit contact buccal dure tout au plus une seconde car Scully se fait piquer par une des fameuses abeilles transmetteuses du virus. C'est là où perso, j'ai trouvé qu'ils avaient légèrement abusé: ça fait quand même plus de douze heures que Scully se balade avec une abeille dans le col de sa veste. Moi aussi I want to believe mais là ça le fait moyen.


Rebelote: Scully dans les vaps se fait embarquer par une fausse équipe de secours et par de vrais conspirateurs. Direction l'Antartique. Mulder se retrouve sur le carreau à gémir qu'encore une fois Scully s'est faite enlever et qu'il n'a rien pu faire.
Heureusement, il se fait contacter par un des membres du Syndicat (le très distingué "Homme aux mains bien manucurées", oui ils ont des pseudos à la con) qui lui fournit les coordonnées géographiques de l'endroit où se trouve Scully ainsi que le fameux vaccin contre l'huile noire. Hop! Mulder se retrouve en Antartique et découvre Scully à bord d'un vaisseau enfoui sous la banquise. Elle n'est pas la seule.


Le Syndicat a en effet de ne pas éliminer Mulder, afin de ne pas transformer sa quête en croisade, mais de s'en prendre à la seule personne qui signifie quelque chose pour lui et sans laquelle il n'est rien.

L'homme à la cigarette, who else, dirige les opérations.

Tout est bien qui finit bien: Mulder et Scully s'échappent du vaisseau avant qu'il ne décolle. Ils sont un peu sonnés cela dit. Le preux chevalier Mulder est donc allé littéralement au bout du monde pour sauver sa bien-aimée Scully. En fait X-Files c'est comme un conte de fées mais en vachement plus tordu, gore et tiré par les cheveux parfois (si, quand même un peu) et sans le côté sirupeux gnangnan (normal, je regarderais pas si c'était le cas)



Et puis bon, Fight the future ne déroge pas à la règle des films américains dans lesquels on a droit à une happy end.

Les X-Files sont ré-ouvertes. Tadaaaam. J'en connais qui vont tirer la gueule.
Bon alors, ce film, ça le fait ou pas?
OUI. Ça le fait même très bien: on ne s'ennuie pas une seconde. Les fans voient l'intrigue avancer, obtiennent des réponses et ont hâte de voir la saison 6. Les non-initiés font connaissance avec tout ce joli petit monde et découvrent que finalement, X-Files n'est pas qu'un programme télé pour les geeks et les neuneus crédules.

10 bonnes raisons de voir le film, qu'on connaisse la série ou pas:

il y des explosions d'immeubles, des courses poursuites dans un immense champ de maïs, ou dans un vaisseau avec des méchants extraterrestres et un vaisseau enfoui sous la banquise qui décolle.



il y a de l'humour... enfin, il y a Mulder et Scully qui se font des blagues foireuses et qui se balancent des vannes vaseuses (et moi ça me fait toujours rire)
il y a Mulder et son air de chien battu

il y a des trucs dégueus

il y a Scully et ses meilleurs amis: ses gants en latex et son portable

il y a de l'action

il y a dicussion métaphysique sur la route à prendre

il y a de l'amûûûûr

il y a les Lone Gunmen

il y a de méchantes abeilles qui ne font pas peur mais on les garde quand même
Si avec tout ça vous ne tentez pas au moins l'expérience c'est que je ne sais pas convaincre.
Ou que vous avez des goûts normaux.
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jeudi, 16 juillet 2009
Je suis une faible femme
J'avais dit non non non, pas de relecture de Harry Potter and the Half-Blood Prince (même si c'est mon Harry préféré) parce-que centre de loisirs (je suis sur les rotules) parce-qu'assez de livres à lire comme ça, parce-que mes Challenges font la tête (j'ai les yeux plus gros que le ventre) Mais voilà, j'ai craqué, honteusement et lamentablement. J'ai envie de pouvoir regarder le film en ayant le cerveau fraîchement repu d'un rappel des faits, j'ai envie de pouvoir frissonner de plaisir à la lecture des deux mots tombés de la bouche de Snape (aaaah Snape) pour tuer Dumbledore. Je crois que je suis la seule à avoir poussé un soupir de soulagement à la mort de ce vieillard...
J'avais dit non non non, pas de saison 6 d'X-Files, du moins pas trop vite, on y va dou-ce-ment. J'ai craqué. Encore. Je sais, c'est mal. J'ai déjà englouti cinq épisodes. Je me force à les
regarder le weekend afin de pouvoir me coucher tôt (comprendre pas après minuit et demi) et dormir. J'aime énormément aller au centre tous les matins et passer dix heures avec mes monstres mais je suis très fatiguée.
On va dire que c'est la faute des enfants si j'ai craqué. Voilà. C'est vil, c'est mesquin et c'est totalement pas responsable: ça me va tout à fait.
mercredi, 15 juillet 2009
L'album qui file la patate
Oyez, oyez et faites place à The Sounds: un groupe suédois qui ne fait absolument pas parler de lui. Ils ne sortent pas de l'ordinaire mais ne sont pas du tout dénués de charme. Je les ai découverts il y a trois ans et je ne m'en lasse pas. Le genre? New wave avec des influences (très marquées) punk rock et pop électro. Rien de transcendant en soi et pourtant...

J'ai écouté deux de leurs albums sur les trois et c'est Dying to say this to you l'album officiel pour me faire frétiller des doigts de pieds. The Sounds ont une musique facile d'accès et qui trotte dans la tête. Ils mettent de bonne humeur, ils ont cette pulsion dans leurs morceaux qui donne envie de faire plus que de taper du pied en rythme.
C'est un groupe qui n'a rien de culte et qui n'entrera pas dans les annales et ce n'est pas ce que je leur demande ou ce que j'aime chez eux. Ils ont cette faculté de me coller un sourire débile sur le visage sans raison particulière.

On en redemande:
Queen of apology
Painted by numbers
Tony the beat
Song with a mission
Dying to say this to you sur Deezer, disponible sur Spotify. Je recommande chaudement les autres albums. Evidemment.
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samedi, 11 juillet 2009
Où je me casse la tête pour Erzebeth
La chère Erzebeth m'a gracieusement fait part de sa liste de livres cultes (accessible à tous sur son blog), vous savez LES livres qu'on aime d'amour et ceux dont on a le plus de mal à parler. Elle m'a demandé la mienne. J'ai promis de la lui donner ce weekend. Bigre. Ce fut délicat.
Je ne suis pas du genre à avoir des livres préférés ou des groupes préférés. Il y a deux ans ans, je criais à qui voulait l'entendre que The Libertines étaient mon groupe préféré. Il y a 1 an c'était les Arctic Monkeys. Il y a 6 mois c'était Tunng. Aujourd'hui c'est Belle and Sebastian et dans 8 mois ce sera les Last Shadow Puppets ou les Clash. Je ne sais pas me fixer.

C'est le même problème pour les livres. Mais en y réfléchissant bien, je dois faire ma valise dans moins de deux semaines pour m'installer en Angleterre et bien que mes livres finiront tous par atterrir là-bas, je dois faire un choix des livres prioritaires à emporter avec moi. Voici donc la liste de mes incontournables, des livres qui m'ont marqué et qui continuent de le faire encore aujourd'hui:
- The Remains of the Day, Kazuo Ishiguro
- Crime et Châtiment, Fyodor Dostoievsky
- Ham On Rye, Charles Bukowski
- Carrie, Stephen King
- Hygiène de l'assassin, Amélie Nothomb
- Atonement, Ian Mac Ewan
- Complete Short Stories, Roald Dahl
J'ai voulu en rajouter, mais non. 7 is the luckiest number. 7 c'est bien. Plus de 7 serait mentir.
Je n'aime pas choisir de toute manière alors il faudra vous en contenter.
Et me donner vos listes. Je suis une fille des plus conciliantes et des plus curieuses.
mercredi, 08 juillet 2009
Woody et moi
On aime Woody Allen ou on n'aime pas Woody Allen. Pas de demi-mesure. Je fais partie de ceux qui aiment, qui adorent et qui entrent dans les délires de son cerveau surchauffé à chaque fois. Sans parler du fait que le Woody acteur me fait hurler de rire. Je pense que son débit de paroles y est pour beaucoup (Erzebeth je t'entends penser "normal, elle aussi elle parle vite") (quoique... j'ai peut-être fait des efforts le jour du pique-nique) Mais je disgresse, Woody Allen ne joue pas dans Whatever works. La pléiade de chouettes acteurs du film sont tout aussi géniaux que lui, par contre.

BREF. Fans de Woody, courez voir Whatever works. Les acteurs sont justes, les dialogues sont parfais et blindés de répliques cultes qu'on meurt d'envie de pouvoir ressortir au quotidient, l'histoire est tellement farfelue qu'elle en devient parfaitement crédible. Vous en ressortirez souriants, heureux, satisfaits de votre vie et prêts à accepter le prochain truc qui vous tombera sur le coin de la figure en disant très philosophiquement "whatever works".

Non-fans de Woody, n'y allez pas. C'est du Woody en plein et si vous n'aimez pas ses fims, celui-là ne vous fera pas changer d'avis...

... ou peut-être que si. Then again, whatever works.
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lundi, 06 juillet 2009
Indeed, Miss Kenton, indeed.
En ce moment, je suis là 10 heures par jour:

Oui, il fait beau. Oui, il fait chaud. Mais non, je suis pas en vacances. Je ne me plains pas, j'adore ça me retrouver immergée avec mes gamins toute la journée. Du coup, je profite beaucoup moins (voire pas du tout) de ça

ce qui est dommage parce-que ce livre me plait. Décidemment Gaskell, j'aime bien. Elle a plus de talent qu'Austen pour moi, je dirai même qu'elles ne jouent pas dans la même catégorie.
Le facteur vient de m'apporter ça:


et je ne peux pas non plus en profiter. Le soir, je suis sur les rotules alors mes deux losers préféront vont y passer mais au compte-gouttes.
Et puis, ce soir j'ai reprofité de la télé (fait assez rare pour être noté) pour replonger dans ce magnifique film qu'est Les vestiges du jour. Il faut savoir que le roma d'Ishiguro The Remains of the day est MON livre culte, le seul que je garderais s'il ne devait en rester qu'un et cela depuis cinq ans. Il n'y a rien de plus beau que cet amour avorté.

Le livre d'Ishiguro est cent fois, mille fois supérieur au film, bien sûr. Je ne me lasse jamais de le relire, de tourner les pages de ce livre empreint de cruauté pudique, d'abnégation et de torture spritituelle. C'est insoutenable de bout en bout. C'est une pure sublimation des sentiments poussés à leur paroxysme.
vendredi, 03 juillet 2009
X-files - saison 5
Les saisons défilent à une vitesse que je qualifierais d'indécente. Non, je ne regarde pas Dr Who/house, Lost ou autre série post année 2000, je suis une militante des séries des années 90, les seules, les vraies, celles par qui tout est arrivé (et puis ça me rappelle mon adolescence, que voulez-vous) Je disgresse là, non? Pour ma défense je dirai qu'on ne peut jamais abuser des bonnes choses.
Alors Mulder et Scully dans leur éternelle poursuite, cinquième round, c'est parti.

La BIG révélation de la saison 5 c'est Emily. Je vous rafraîchis brièvement la mémoire: en cours de saison 2, Scully se fait enlever (aux dernières nouvelles ce serait par des militaires/employés du gouvernement qui font croire que ce sont des extraterrestres les responsables) et les conséquences de cet enlèvement ne sont découvertes qu'en cours de saison 4 et sont 1) un cancer du cerveau et 2) tous ses ovules ont été prélevés, Scully est donc stérile.
Au cours d'un double épisode (que je rechignais à regarder car c'est le plus triste de la série) Scully découvre l'existence d'Emily, une petite fille de 3 ans qui est en fait... sa fille, créée à partir de ses ovules par les mêmes qui ont crée les hybrides humains-extraterrestres. Emily est donc la fille de Scully mais aussi le résultat d'une horrible manipulation génétique, un miracle qui n'aurait pas dû voir le jour.

Scully entame une procédure pour l'adopter mais n'a guère d'espoirs au vu de sa situation: une femme célibataire qui n'a jamais eu de longue relation amoureuse et qui a un métier un risque. Quand Scully découvre Emily, la fillette est très malade et mourante. C'est devant l'image d'un petit cerceuil blanc que ce double (et cruel) épisode se refermera.
On prend conscience, grâce à cet épisode et à travers cette saison, à quel point Scully est un personnage dense et complexe. Elle se montre douce, attentive et empathique quand les situations le réclament mais elle est, la plupart du temps, professionnelle, posée et froide. Elle prend soin de ne pas montrer ses émotions, elle avoue à l'assistante sociale en charge d'Emily, refuser de s'attacher aux gens. Elle n'exprime presque jamais ce qu'elle ressent (à pzrt le scepticisme ou l'agacement) et sourit peu. Ce n'est pas pour rien qu'elle est surnommée "the Ice Queen" ou encore "l'énigmatique Dr Scully".

Scully n'est pas incapable de sentiments, au contraire, elle n'accepte simmplement pas de les montrer et tient tout et tout le monde soigneusement à distance. Quand elle pleure, elle le fait seule et si jamais elle le fait devant quelqu'un, elle se dépêche de sécher ses larmes et de se redonner une contenance. Elle ne craque jamais devant Mulder, contrairement à lui qui se laisse aller à exprimer ses émotions, quelles qu'elles soient. Scully est un personnage très très bien construit et interprété et véritablement intéressant à voir évoluer.

On croit rêver...
Dans le double épisode Patient X - The red and the black Mulder confesse sa nouvelle foi en quelque chose qui n'existe pas: l'existence des extraterrestres et l'enlèvement de sa soeur par ses mêmes créatures. Son nouveau credo: c'est le gouvernement américain les vilains méchants. Ce sont eux qui sont responsables des enlèvements, des implants et de tout ce dont Scully a souffert.

Scully, de son côté, a du mal à croire à la nouvelle théorie de Mulder (tiens, comment c'est étonnant) même si cette nouvelle vision des choses est on ne peut plus terre à terre et plausible. L'éternelle sceptique penche plutôt, je vous le donne en mille, pour la théorie de Cassandra Spender, une femme handicapée qui se dit apôtre de la bonne parole des extraterrestres. Mais qu'arrive-t-il donc à l'agent Scully...?

Le double épisode met, une fois de plus, Scully en danger de mort; ce qui ressert encore les liens entre elle et Mulder. C'est assez bluffant la manière silencieuse et tacite avec laquelle ces deux-là communiquent. Mulder se sent toujours autant, si ce n'est plus, responsable de tous les maux de sa partenaire et Scully lui fait comprendre qu'elle était, au départ, assignée aux X-Files pour discréditer son travail mais qu'elle est restée parce-qu'elle avait foi en lui, foi en sa recherche de la vérité.

Ce que Mulder réalise et qu'il a du mal à accepter parce-qu'il se dévalorise sans cesse, c'est que Scully reste pour lui, juste pour lui. Les deux agents sont au-delà de la simple relation de collègues qui se rendent mutuellement des services: ce sont deux amis qui se connaissent quasiment par coeur et qui se font une confiance aveugle. Ils n'existent que pour leur travail, ils n'existent que l'un pour l'autre.


Continuons donc dans le pathos

La saison commence mal, très mal même puisque Scully est mourante et Mulder vient de tuer un employé du département de la défense qui l'espionnait depuis l'appart d'à côté. La mission de Mulder à ce moment-là: 1) prouver que son acte était de la légitime défense après avoir fait croire à tout le monde que c'était lui le mort et 2) trouver un remède contre le cancer de Scully. Il a de l'espoir ce garçon.


Ça marche mais Mulder comprend que l'homme à la cigarette ne l'aide en retours que d'une chose: que Mulder quitte le FBI et travaille pour lui. On ne corrompt pas aisément le Mulder en colère et quand les hommes du Syndicat découvrent la trahison de l'homme à la cigarette: ils décident de l'abattre.
Mais que vont donc devenir Mulder et Scully sans leur ennemi numéro un....?

Scully est guérie et Mulder s'est, une fois de plus, attiré l'affection de son frère, Bill Scully, qui le gratifie d'un très calme "You're one sorry son of a bitch". Peu importe, Scully est tirée d'affaire, son cancer est en rémission et c'est tout ce qui importe pour lui.

Parce-qu'il faut bien rire aussi
C'est officiel, X-Files ne doit pas être regardé en français. Depuis que je regarde la série en VO, j'ai découvert toutes les subtilités dans les voix des acteurs, les sous-entendus permanents de Mulder (pas traduits en français), ses blagues (foireuses, mais je suis fan) le ton ironique de Scully, bref: je ris aux éclats très souvent, chose quasi impossible en regardant la série avec le doublage.
La saison 5 est moins sombre que la saison 4, et cela grâce à certains épisodes et à certains passages qui permettent de soulager un peu la tension et l'atmosphère lourde et menaçante.


tentative de refaisage du noeud de cravate


visiblement les théories de Mulder endorment aussi sa partenaire


pas de commentaires

non, Scully ne s'est pas faite mordre par le vilain méchant vampire aux canines en plastique
Top 3 (+1) des épisodes de la saison 5
Detour

*parce-qu'il s'agit d'une enquête totalement improvisée et dans les bois qui plus est (j'adore les bois)
*parce-que cet épisode sort des sentiers battus (haha!) et qu'en bonus: Scully chante une chanson pour que Mulder s'endorme contre elle
*parce-qu'on rit enfin après des épisodes beaucoup trop sombres

*parce-que c'est en noir et blanc
*parce-que les créateurs de la série s'éclatent à tout faire partir en vrille et que c'est très très très drôle
*parce-que c'est un chouette hommage aux vieux films de science-fiction de l'âge d'or du genre

*parce-qu'on a droit à la version de Scully VS la version de Mulder, donc aux mêmes événements vu deux fois de suite et bizarrement forcément pas de la même manière

*parce-que Mulder reste tout seul dans son bureau à planter des crayons à papier dans le plafond (il s'emmerde royalement sans Scully)
*parce-qu'on a enfin la preuve que Mulder et Scully sont non seulement des losers et des no-life mais aussi des obsédés du boulot

A part ça, la saison 5 nous offre quand même un florilège de moments où ça aurait pu mais où non, encore râté, même joueur joue encore.




Les Lone Gunmen, fidèles au poste. On se demande comment feraient Mulder et Scully sans eux parfois...
Skinner qui est souvent largué mais qui fait confiance aux deux agents tout en essayant de les couvrir.
Marita Covarubias qui est une petite finaude. Elle réussit à infiltrer le Syndicat et à les faire tomber dans le panneau; elle fait la même chose avec Alex Krycek. Pas de chance pour elle, elle servira de cobaye pour le Syndicat qui testera un vaccin contre l'huile noire sur elle.
L'homme à la cigarette qui se révèle plein de surprises et un pion comme les autres au sein de son propre groupe.
Krycek... qui commence à nous faire douter de sa fourberie habituelle. Il est celui qui révèlera à Mulder l'existence d'un groupe d'aliens rebelles et qui résistent à la colonisation. Il l'avertira des dangers à venir.
Jeffrey Spender, fils de Cassandra Spender qui proclame avoir été enlevée plusieurs fois par les extraterrestres. Spender lui nie tout en bloc et tient à préserver sa réputation du ridicule dans lequel sa mère se complait. Il s'applique à faire de Mulder plus que son rival, son ennemi au sein du FBI. Arrogant et ambitieux, Spender n'a aucune idée de l'ampleur et des conséquences de ses actions.
Diana Fowley, LA rivale. Pas de bol pour Scully, elle est également celle qui était là quand Mulder a réouvert les X-Files quelques années avant que Scully et lui ne se rencontrent. Pas de bol pour Scully, l'agent Fowley est plus branchée OVNI qu'elle. Pas de bol pour Scully, l'agent Fowley est l'ex de Mulder. Scully se sent mise à l'écart dès que Diana arrive. Elle se replie encore un peu plus sur elle et n'en laisse rien paraître à Mulder.
SCULLY: You want me to tell them that you’re not going to make it to this year’s teamwork seminar.
MULDER: Yeah, you see that? We don’t need that conference. We have communication like that, unspoken. You know what I’m thinking.
SCULLY: If I can separate the shell from the casing maybe I can get the powder to ignite.
MULDER: Oh. And maybe it’ll start raining weenies and marshmallows.
SCULLY: Do I detect a hint of negativity?
MULDER: No. Yes ... actually. Yeah.
SCULLY: Mulder, you need to keep warm. Your body’s still in shock.
MULDER: I was told once that the best way to regenerate body heat was to crawl naked into a sleeping bag with some body else who’s already naked.
SCULLY: Well, maybe if it rains sleeping bags, you’ll get lucky.
MULDER: But, given the power, who could resist the temptation to create life in his own image?
SCULLY: We already have that ability, Mulder. It’s called "procreation."
MULDER: (looking at very strange image of a deformed fly) This fly has legs …
SCULLY: …. Growing out of his mouth.
MULDER: Why would you do that?
POLLIDORI: Because I can.
MULDER: (on phone) Maybe you don’t know what you’re looking for.
SCULLY: (on phone) Like evidence of conjury or the black arts or shamanism, divination, Wicca or any kind of pagan or neo-Pagan practice. Charms, cards, familiars, bloodstones, or hex signs or any of the ritual tableaux associated with the occult, Santeria, Voudoun, Macumba, or any high or low magic?
MULDER: (on phone) Scully …
SCULLY: (on phone) Yes?
MULDER: (on phone) Marry me.
SCULLY: (on phone) I was hoping for something a little more helpful.
MULDER: Scully, we're going to need a complete autopsy on this man, the sooner the better.
SCULLY: Whoa, whoa, whoa, whoa. What am I even looking for?
MULDER: I don't know
SKINNER: So, that's it? They simply disappeared without a trace. And that's exactly the way it happened from start to finish?
SCULLY: Well, I can neither confirm nor deny agent Mulder's version of events which occurred outside my presence.
MULDER: And I can neither confirm nor deny agent Scully's version of events, but, um...
SCULLY: Anyway... I was drugged.
MULDER: That is ... essentially, exactly the way it happened.
SCULLY: Essentially.
MULDER: There’s … got to be an explanation.
SCULLY: Oh, I don’t know. I think some things are better left unexplained.
SCULLY: 4:54 PM, begin autopsy on white male, age 60, who is arguably having a worse time in Texas than I am ... although not by much.
MULDER: To the Serbs, a prime indicator of vampirism is red hair. Some vampires are thought to be eternal. Others are thought to have a life span of only 40 days. Sunlight kills certain vampires while others come and go as they please, day or night.
SCULLY: If there's a point, Mulder, please feel free to come to it.
MULDER: I did not overreact. Ronnie Strickland was a vampire.
SCULLY: Where is your proof?
MULDER: You're my proof. You were there. OK, now you're scaring me. I wanna know exactly what you're gonna tell Skinner.
SCULLY: Oh, you want our stories straight.
MULDER: No, no, no, I didn't say that. I just want to hear it the way you saw it.
SCULLY: I don't feel comfortable with that.
MULDER: Prison, Scully. Your cell mate's nickname is going to be Large Marge. She's going to read a lot of Gertrude Stein.
SCULLY: Mulder? Are you okay?
MULDER: (singing) Who's the black private dick who's a sex machine with all the chicks? Shaft! Can you dig it? They say this cat Shaft is a bad mother ... Shut your mouth! Talkin' 'bout Shaft.
MULDER: Okay, look, Scully I-I don't want to jump to any hasty conclusions, but on the strength of the evidence that we have here, I think that what we *may* be looking at is what *appears* to be a series of vampire or *vampire-like* acts.SCULLY: On what do you base that?!
MULDER: Uh ... well, on the corpses drained of blood and the fang marks on the neck. But, as always, I'm very eager to hear your opinion.
SCULLY: Well, it's obviously not a vampire.
MULDER: Well, why not?
SCULLY: Because they don't exist?
Et la meilleure pour la fin
MULDER: One more anal-probing, gyro-pyro levitating-ecoplasm alien anti-matter story, and I'm gonna take out my gun and shoot somebody.
SCULLY: Well ... I guess I'm done here. You seem to have invalidated your own work. Have a nice life.
Mulder a fait du chemin au cours de cette cinquième saison. Il a cessé de croire en l'existence d'extraterrestres et d'enlèvements. Le cancer de Scully et les révélations obtenues par des employés du gouvernement sont pour lui la preuve que les responsables sont au sein du gouvernement américain et au sein de l'armée. Cependant, en fin de saison, grâce à ce que Krycek lui apprend, Mulder recommence à s'interroger... et nous aussi.
Scully aussi a changé et évolué même si elle reste l'éternelle sceptique (que j'adore). Secouée successivement par son cancer et par la découverte de sa fille puis de sa mort, elle perd pied. On se demande même parfois pourquoi elle reste aux X-Files. Elle cherche elle aussi des réponses à tout ce qui lui est arrivé depuis 5 ans et les réponses se font de plus en plus évasives au fur et à mesure du temps. Le mystère s'épaissit.
























