dimanche, 31 mai 2009
X-Files - saison 3
Voici les fous du volant Fox Mulder et Dana Scully dans leur éternelle poursuite.

Je continue, assez rapidement (tellement c'est bon) de visionner l'intégrale d'X-Files. Arrivée en fin de 3ième saison, un (très long) compte-rendu s'impose.
Il y a beaucoup à dire et je ne sais pas par où commencer. Cette série est décidement très riche, très complexe et blindée de personnages très intéressants et qui ne cessent d'évoluer. Je retourne à l'état d'addiction dans lequel je me trouvais il y a quelques années. J'avais oublié à quel point cette série était bien foutue, bien menée, bien interprétée et à quel point Mulder et Scully ont une relation d'amitié très très forte et emprunte de pudeur tendre (maladroite, douce et toujours implicite à partir de la saison 3)
On a droit, comme d'habitude, à des épisodes que je qualifierais d'indépendants, des épisodes dans lesquels Mulder et Scully enquêtent sur des phénomènes paranormaux; on a aussi droit aux épisodes qui constituent le fil rouge de la série, ceux où on en apprend plus sur les extraterrestres, la conspiration gouvernementale, l'enlèvement de la soeur de Mulder mais aussi celui de Scully.

Les épisodes indépendants
Il y a tellement de chouettes épisodes paranormaux cette saison, on ne sait plus trop où donner de la tête: un type capable de tuer avec la foudre (une sorte de paratonnerre humain, épisode avec Jack Black, encore inconnu à l'époque), un vieillard capable de prédire la mort des gens,un condamné à mort qui revient se venger, un monstre humain qui digère ses victimes vivantes (épisode à haut potentiel de beurk), un soldat amputé des quatre membres qui tue grâce à son corps astral, une femme capable de ressentir les émotions d'une victime d'un kidnapping, des cafards tueurs (épisode très très drôle où Mulder et Scully finissent recouverts de merde... très poétique), un "pousseur" qui pousse ses victimes à se donner elles-mêmes la mort, une malédiction indienne où les meurtriers sont... des chats, un jeu chinois où les joueurs perdent leur argent et leurs oragnes (épisode très très sombre qui m'a vraiment fait froid dans le dos)
Impossible de résumer correctement, alors j'ai choisi de faire un Top3X3: trois épisodes et trois raisons.
Révélations

*parce-que c'est Scully qui est sur la sellette: sa foi religieuse la pousse à croire des choses que Mulder refuse d'accepter (chacun son tour)
*parce-que c'est Scully qui damne le pion à Mulder (et que ça fait du bien)
*parce-que Scully est un mélange détonant de sciences et de religion
Amnes Damnées

*parce-que les scénaristes s'en donnent à coeur joie dans cet épisode avec leur tandem de choc
*parce-que Scully pique une crise de jalousie tout le long de l'épisode (à cause d'une détective blonde à laquelle Mulder fait de l'oeil)
*parce-que ça part totalement en vrille et que ça fait du bien de ne plus se prendre la tête le temps d'un épisode.
Le seigneur du magma

*parce-que l'idée d'un écrivain qui vient interroger Scully pour écrire un bouquin de SF, ça change des épisodes d'enquête classiques
*parce-qu'on y trouve des types encore plus timbrés que Mulder (si si, ça existe)
Les épisodes "fil rouge"
On en apprend plus forcément. Scully découvre qu'elle a un implant métallique dans la nuque, un souvenir de son enlèvement. Des femmes lui confient se souvenir d'elle au cours des expériences qu'on a pratiqué sur elles et Scully apprend, avec plus ou moins de scepticisme, que cet implant a des répercussions et des conséquences plus ou moins graves: comme un cancer. Mauvais augure pour Scully...


On découvre que les parents de Mulder et l'homme à la cigarette (LE grand méchant de la série, je tiens à le rappeler) se connaissent depuis très longtemps... bigre!

de vous parler des personnages secondaires mais récurrents et très importants.
Les Bandits Solitaires (Lone Gunman en VO): trois paranos, Bayers le gars en costard-cravate, Langley le chevelu aux t-shirts rock et Frohike le petit chauve, qui sont d'une aide énorme pour Mulder et Scully. Ils analysent, expliquent, décortiquent, fournissent des informations, piratent... bref, ce sont trois pieds nickelés (copyright Scully) qui sont indispensables et qui sont mes personnages préférés après Scully. Sans compter que Frohike a un énorme faible pour elle.
Walter Skinner, un des directeurs adjoints au FBI et supérieur hiérarchique direct de Mulder et Scully. Il était un ennemi au début de la série car il était sous la botte de l'homme à la cigarette. Mais il s'est rebifé en cours de deuxième saison et s'est mouillé plusieurs fois pour sauver les deux agents et les tirer de situations délicates. Skinner est donc, depuis la troisième saison, un allié de poids pour Mulder et Scully.
L'homme à la cigarette, LE grand méchant de la série. On sait peu de choses sur lui: on sait qu'il est un des conspirateurs, on sent qu'il est très puissant et qu'il se refuse à tuer Mulder parce-qu'il est plus utile vivant que mort (histoire de manipulation) et que toucher à Scully pour atteindre Mulder est un de ses jeux favoris. On sait aussi qu'il connaît très bien les parents de Mulder et qu'il est certainement impliqué dans l'enlèvement de sa soeur.
Bilan de fin de saison, alors, quoi de neuf?
Les saisons passent et se bonifient, je me régale de plus en plus. Mulder et Scully ont dépassé le stade de la confiance professionnelle (et avec un parano comme Mulder, cela est ÉNORME, rien de moins) pour entamer une relation d'amitié et d'affection pure et simple. Une relation ambiguë aussi: voir Scully fait une crise de jalousie, qu'elle cache sous un tas de raisons professionnelles, quand une jolie femme tourne autour de Mulder, c'est juste génial. Mulder continue à faire son protecteur grand et costaud, faut pas s'aviser de toucher à Scully, il pourrait mordre. Mais tous les deux sont aveugles et continuent leurs enquêtes, comme si de rien n'était. Mais c'est normal, ils sont su-per longs à la détente ces deux-là.
C'est sans conteste dans cette saison que Dana Scully commence à asseoir une fois pour toutes sa personnalité. Elle est plus forte et plus déterminée que dans les deux premières saisons. Elle s'affirme de plus en plus,sourit et rit aussi (si si c'est possible) Elle embellit au fil des épisodes et même ses tenues commencent à devenir plus féminines et prêts du corps. Elle voit ses convictions scientifiques et rationnelles être ébranlées par sa foi religieuse ou par les convictions de Mulder (qui sont, comme chacun sait, aux antipodes des siennes) Scully est un personnage fascinant. C'est celui qui évolue le plus au fil des saison,s on assiste à une réelle progression du personnage, contrairement à Mulder qui reste le même.
Mulder reste... Mulder. Parano, torturé et toujours prêt à partir dans n'importe quel délire. Son ouverture d'esprit en fait quelqu'un de parfois trop crédule, ce qui est, comme toujours, tempéré par la (trop) raisonnable Scully. Mulder ne fait confiance à personne et Scully est l'exception qui confirme la règle. Cette troisième saison confirme son attachement profond à son partenaire, leur relation va bien au-delà du professionnel.
Mulder-Scully, le tandem de choc évolue. Les deux agents en sont arrivés au point où il n'y parfois plus besoin de parler pour se comprendre. Ils se sauvent mutuellement la vie plusieurs fois, chose normale entre collègues, mais l'inquiétude et les émotions qu'ils ressentent chaque fois que l'un d'eux est en danger va bien au-delà que la simple entente cordiale entre deux agents qui font équipe. Les affaires non-classées les amènent à mélanger vie privée et vie professionnelle, ce qui les rapproche inéluctablement. Mulder et Scully sont donc, dans cette troisième saison, deux amis qui ont une grande tendresse l'un pour l'autre, tendresse qui va grandissante...




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samedi, 30 mai 2009
+7 dans la PàL







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lundi, 25 mai 2009
Où je ne parle pas de livre (enfin presque)
Je n'ai pas eu mon concours. Je me suis lamentée sur le temps investi, les frustrations qu'il a coûté pendant 8 mois, la stupidité du système français mais je ne vais pas
refaire le monde. Je me concentre sur la nouvelle que cet échec apport: je déménage enfin. Aurevoir la France, mon sud-ouest et son soleil. Je m'installe en (pas si perfide) Albion avec mon Britannique. Ça aide à faire avaler la pilule.
Dans un tout autre registre: je dévore Pride and Prejudice and Zombies, j'ai hâte d'en parler ici. J'arrête ma préparation pour les oraux, ça veut donc dire dix fois plus de temps pour lire et m'exploser les yeux sur l'écran de mon ordinateur.
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mardi, 19 mai 2009
The End Of Mr Y - Scarlett Thomas
Ariel Manto n'en croit pas ses yeux quand elle tombe sur un exemplaire de La Fin des mystères dans une librairie d'occasion. Elle connaît bien son auteur, un étrange scientifique victorien, et sait que ce livre est supposé être introuvable... et maudit. L'ouvrage en sa possession, Ariel se retrouve propulsée dans une aventure mêlant foi, physique quantique, amour, mort et tout ce qu'il advient quand on les mélange de façon imprudente.
Ce roman m'a emballlée. De la première à la dernière page. Un mélange assez innatendu de sciences, de physique, de physique quantique, de religion, de foi, de maths, de biologie, de littérature, d'histoire, de philosophie, de sexe et d'amour. Le style de Scarlett Thomas est assez simple mais jamais simpliste, surtout à la lecture des passages expliquant certains phénomènes scientifiques.
Ariel s'intéresse à tout. C'est un personnage solitaire qui ne se trouve bien qu'en compagnie de livres et de café. Elle veut savoir ce qui est arrivé à Burlem, son directeur de thèse et l'explication pourrait bien se trouver dans le livre de Lumas, un mystérieux scientifique victorien, intitulé The End Of Mr Y. On dit que ce livre, tellement rare qu'il n'en existe plus qu'une copie, est maudit. Ariel le déniche par hasard et pense que c'est tout sauf un roman et que le Mr Y de l'histoire n'est autre que Lumas lui-même. Mr Y/Lumas raconte comment il a accès à la Troposphère: un endroit où on peut avoir accès à l'esprit des gens, une dimension où le temps n'a plus rien à voir avec le temps terrestre et où la notion d'espace-temps prend tout son sens. Ariel se rend compte que cet endroit existe réellement et parvient à y aller, bravant ainsi la mystérieuse malédiction. Commence alors pour Ariel, une aventure qui mêlera tout et qui l'emmènera plus loin que son esprit pouvait imaginer.
La force de ce roman c'est de partir de faits et de théories on ne peut plus sérieusement scientifiques pour arriver à quelque chose de complètement dingue auquel on finit par croire: la Troposphère. Ariel est en danger, elle est menacée par des hommes qui veulent divulguer la formule pour parvenir jusqu'à la Troposphère, elle est menacée par son amour pour Adam, un ancien prêtre qui l'attire, elle est menacée par son absence d'argent qui la pousse encore un peu plus dans son évasion du monde réel, elle est menacée par elle-même et les limites qu'elle repousse un peu plus dans sa quête désespérée de sens.
Car Ariel n'est pas seulement à la recherche de ce qui est arrivé à Lumas, à Burlem; à la recherche de ce qu'est la Troposphère; à la recherche du sens de la vie, du monde, de l'origine de l'univers; plus que tout ça, Ariel est à la recherche de sa propre identité.
La fin, les tout derniers paragraphes m'ont scotchée. Je ne m'y attendais pas du tout et en même temps j'ai pensé "mais oui bien sûr, ça ne pouvait que finir comme ça."
En dire plus serait gâcher la lecture de ceux et celles qui seraient intéressés. Un tel livre se lit, il est difficile d'en parler sans s'embrouiller et sans avoir peur de trop en dire. Il m'a donné envie de lire des ouvrages de vulgarisation de physique quantique, des ouvrages d'Hegel (sur la phénoménologie) et des ouvrages sur la théorie du Big Bang.
NB: disponible en français sous le titre La fin des mystères.
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lundi, 18 mai 2009
Lisez les enfants, lisez!
Cette semaine, 3 romans jeunesse choisis plus ou moins par hasard.
Les quatre saisons de Rose - Rascal
Aaaaah Rascal. Merveilleux auteur jeunesse. Pas besoin de lire le résumé sur la quatrième de couverture pour savoir que je vais aimer voire adorer. Les quatre saisons de Rose ne se résume pas. C'est Rose elle-même qui raconte quatre moments de sa relation avec ses grands-parents. Un moment pour chaque saison. Rascal fait tout cela avec une très grande simplicité qui confine à la pureté des sentiments qui existent entre une petite fille de 10 ans et ses grands-parents. Rien de trop, rien ne manque non plus. Un livre empreint de poésie et de tendresse pudique. Une merveille.
Le petit cochon impeccablement impeccable - Yak Rivais
Il était une fois un petit cochon toujours propre, qui désolait ses parents : « Tu manges sans te salir ! Tu ne patauges même pas dans la boue ! Tu nous fais honte ! » Le petit cochon obstiné voulait rester propre. Les parents décident de le mettre en pension. Et c’est alors que ses aventures commencèrent...
J'adorais Yak Rivais quand j'étais enfant. Je n'ai pas retrouvé le côté farfelu que j'aimais chez cet auteur, même si un petit cochon toujours propre et bien élevé évoluant au milieu de cochons plus que sales et qui parlent de manière grossière n'est pas commun. C'est entre le conte et la fable, une belle leçon de tolérance qui fait son chemin sans en avoir l'air.
Un livre que les plus jeunes apprécieront sûrement.
L'enfant à l'étoile jaune - Armand Toupet
En 1943, en pleine guerre, Hitler décide l'extermination totale du peuple juif. Rentrant d'une manifestation des Jeunesses hitlériennes, Frida, une jeune fille de dix-neuf ans, découvre un enfant endormi dans les fougères. Il porte l'étoile jaune. Il s'est échappé d'un convoi conduisant les juifs dans les camps de la mort. Le devoir de Frida est de remettre l'enfant à la Gestapo, mais peu à peu, elle s'attache à lui.
Encore (on ne les compte plus) un roman jeunesse portant sur la Shoah et la seconde guerre mondiale. On se doute que Frida va aider Simon mais les surprises viennent des personnages qu'on rencontre au fur et à mesure que les pages se tournent. Si ce roman n'est pas très réaliste, il donne la vision d'une Allemagne où tout le monde n'est pas noir et où les êtres humains n'ont pas oublié qu'ils étaient tous les mêmes.
Un message d'amour et d'espoir qui fait découvrir la réalité des faits sans trop de cruauté.
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jeudi, 14 mai 2009
Time travel, zombies, aliens...anymore?
Je lis actuellement les 30 dernières pages de The End Of Mr Y, un roman que j'ai adoré jusque là et que je recommande chaudement (un billet bientôt) Mon Britannique est là pour un peu moins de deux semaines, alors j'en profite et je délaisse un peu les blogs. Sans compter qu'il m'a amené Pride and Prejudice and Zombies (hâte hâte hâte de le lire) j'ai lu la première page et c'est juste délicieux (hinhinhin) Je devrais l'entamer ce week-end.

J'en suis à la moitié de mon visionnage de la saison 3 d'X-Files et je ne vais pas beaucoup avoir l'occasion d'avancer au cours de ces douze prochains jours: Britannique + boulot + prépa des oraux + mariage ce week-end + vancances autour de St Jean de Luz la semaine prochaine = moi loin de son laptop et je ne vais pas m'en plaindre. Ca fait du bien de s'aérer la tête un peu.

Comme dirait Mulder "Come on Scully, let's go, the truth is out there."
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dimanche, 10 mai 2009
En mai
Amazon est un lieu de perdition. Si vous ne le saviez pas, je vous l'apprends. Je ne sais pas acheter 1 livre ou 1 DVD, ce n'est pas quelque chose de concevable pour mon cerveau de faible femme (je suis sûre que je suis très crédible là...)
Donc, la chair est faible et j'ai faillit. Un nouveau livre + 2 DVD viennent fournir les étagères de ma bibliothèque qui déborde. Je ne peux plus rien stocker sous mon lit: on est déjà complet là-dessous. La situation devient critique, très critique. Les objets du délit:
North and South de Gaskell, livre et film. Je ne connais encore ni l'un ni l'autre, mais tant qu'on y est, hein...
X-Files, saison 4 en VO (je ne supporte plus la VF même si les doublures sont bien faites, on perd quand même énormément. Et puis il serait grand temps que je commence à les acheter au lieu de les trouver "par terre"...) Mon Britannique me dit que je suis obsédée et accro. Certes. Tu fais une découverte là?
Ajoutez à ça deux livres sur Miles Davies, addiction (chacun son tour) dudit Britannique, pour son anniversaire.
Le suspens reste entier. Quand Amazon va-t-il frapper de nouveau?e
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samedi, 09 mai 2009
I want to believe (si seulement)
C'est un fait: je traîne pour finir mon livre. Non pas parce-qu'il m'ennuie (tout le contraire!) The end of Mr Y m'étonne à chaque page ou presque et quand je commence à le lire j'ai du mal à le lâcher. Mais je me traîne parce-que:
*je prépare les oraux du concours. Je croule sous la masse de connaissances à emmagasiner dans mon cerveau. Je croule sous les exposés à préparer en sport et en littérature jeunesse et à apprendre par coeur par la suite (parce-que non faut pas rêver, on n'a pas le droit d'amener nos notes ce jour-là) Je fais des recherches, je fais des plans, je creuse, je paufine... pour rien, si ça se trouve. Mais je préfère ne pas y penser. Je suis en pleine exploitation pédagogique d'Alice au pays des merveilles et du passage que j'ai choisi de présenter. Non ce n'est plus celle avec le Chat, j'ai trouvé mieux avec celle du Chapelier Fou et du Lièvre de Mars. Mais quel travail!

*je lis de la littérature jeunesse. Soit, c'est un travail qui n'en est pas un pour moi mais il n'empêche qu'il faut que j'en lise une quantité riche et variée.
*je suis (de nouveau) complètement accro à X-Files (décidement, décider de revisionner l'intégrale était une très bonne idée) Je ne m'en lasse pas et je découvre combien à quel point cette série est riche et à quel point elle a influencé les séries qu'on trouve aujourd'hui (bon et je suis totalement fan du couple Mulder-Scully et de leur relation. Je parle comme une adolescent neuneu mais c'est normal)

*je profite du soleil dans notre belle Toulouse, je profite du fait que les écrits soient enfin terminés pour retrouver une vie sociale.
Il faut quand même que je fasse un effort et que je me force à me décoller de l'écran de mon ordinateur pour retrouver les pages de mon livre.
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mardi, 05 mai 2009
The Cement Garden - Ian McEwan
Le devenir de quatre enfants se retrouvant orphelins, désoeuvrés, après la mort successive de leur père - mort d'une crise cardiaque alors qu'il recouvrait de ciment le jardin de la maison - et de leur mère alitée et bien trop harassée pour s'occuper d'eux avant de s'éteindre à son tour.
Par peur d'être séparéss et envoyé à l'assistance publique, ils décident de ne pas déclarer la mort de leur mère et d'ensevelir son corps sous une épaisse couche de ciment dans une cantine posée au fond de la cave. Mais c'est un lourd secret à garder, surtout quand Julie, l'aînée âgée de 17 ans, ramène son petit copain Dereck à la maison et que celui-ci fait preuve d'ingérence lorsqu'il commence à déceler une odeur bizarre et un comportement de plus en plus étrange venant des quatre enfants...
Glauque, moite, malsain, étouffant. J'ai pourtant dévoré ce roman de Ian McEwan, le deuxième que je lis de cet auteur et certainement pas le dernier. Jack a 15 ans, et c'est à travers son regard et ses pensées que l'histoire est racontée.
La famille de Jack n'est pas une famille particulièrement épanouie. Ils vivent repliés sur eux-mêmes dans un quartier qui a été deserté pour cause de travaux qui ont laissé des terrains vagues aux alentours. Le père puis la mère meurent et les quatre enfants, sous la houlette de Julie, vont révéler leur véritable identité.
Julie va devenir une mère de substitution pour Tom, le plus jeune de la fratrie, âgé de 6 ans. Tom va régresser au stade de bébé, dans son comportement et même jusque dans son langage parfois. On se demande si Julie ne lui donne pas le sein à un moment. Puis Tom va se travestir en fille, déjà au début du roman Tom émettait le souhait d'être une fille.
Sue a 13 ans et va s'enfermer dans ses livres. Elle partage une vrai complicité avec Julie. Sue était d'aileurs l'objet d'un jeu entre Jack et Julie quand leurs parents étaient encore en vie: son frère et sa soeur prétendaient avoir découvert un nouvel être vivant en la personne de Sue et la déshabillaient pour l'examiner sous toutes les coutures (TOUTES les coutures)
Jack va accentuer le comportement qu'il avait du vivant de ses parents: il va cesser de se laver, l'acné qui recouvre son visage va s'étendre. Il ne se change pas, sent mauvais et se masturbe de nombreuses fois par jour.
C'est comme si la mort puis l'enterrement dans le ciment de leur mère avait révélé leur corps aux quatre enfants. Jack est indéniablement attiré par sa soeur aînée, Sue refuse qu'on la touche ou qu'on lui parle de ce jeu malsain dans lequel elle se faisait examiner et Tom se découvre une personnalité féminine. Julie couve tout ce petit monde et fricote avec son petit ami, Dereck.
Mais Dereck devine assez vite (les histoires étranges que lui racontent les enfants, l'odeur qui vient de la cave et cette cantine remplie de ciment dont il n'a pas le droit de s'approcher) que la mère a été enterrée à la cave et que les enfants mènent une vie plus ou moins louche. L'été et la chaleur étouffante exacerbe les sentiments, les émotions et les pulsions. Tom dort dans le lit à côté de celui de sa soeur comme un bébé et Jack se montre physiquement jaloux du petit ami de Julie. L'inévitable inceste se produira, sous les yeux de Tom, dans la chambre de Julie.
Il paraît que McEwan est parti d'un fait divers pour écrire ce court roman qui se lit d'une traite. J'ai eu du mal à lâcher ce livre qui transpire presque l'odeur de la cave et l'ambiance malsaine de la maison dans laquelle se claquemurent les enfants.
Un livre à lire, ne serait-ce que pour la superbe prose de McEwan. Une adaptation du roman a été réalisée en 1993 avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de Julie.
Comme moi, Lilly a adoré (je partage entièrement son avis, courez le lire) et Yueyin a été emballée.
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dimanche, 03 mai 2009
X-Files - saison 2
Ca ne passionne pas les foules mais tant pis, j'y vais de mon petit (long) compte-rendu de la deuxième saison d'X-Files.
Mulder et Scully sont mal embarqués au début de cette deuxième saison: le services des affaires non-classées est fermé (le grand vilain méchant à la cigarette a obtenu gain de cause auprès du directeur adjoint Skinner, le deuxième grand méchant de la série) et Scully et Mulder sont séparés, on ne veut surtout plus les voir collaborer. Mulder se retrouve à éplucher des appels téléphoniques sur écoute (job de stagiaire débile) et Scully enseigne comment bien disséquer des cadavres à l'académie du FBI de Quantico. Rien ne les amène donc à collaborer, sauf que (oui il y a forcément un sauf, sinon c'est la fin de la série, hein forcément) les affaires sur lesquelles Mulder est réamener à travailler sont bizarres et qu'en incorrigible rebelle des règles du bureau, il va demander à Scully de l'aider, c'est-à-dire: découper des morts, faire des recherches, éplucher des dossiers... en gros: être un rat de bibliothèque doublée d'une scientifique pendant que Mulder fait des acrobaties sur le terrain.
Officiellement c'est parce-qu'ils sont séparés et que Scully n'a aucun motif valable pour se retrouver à enquêter à ses côtés mais officieusement c'est parce-que Gillian Anderson (l'actrice incarnant Scully) est enceinte jusqu'aux dents et qu'il faut bien lui faire faire des trucs mais pas des trucs trop physiques non plus.

La grossesse d'Anderson va forcément poser problème quand elle devra quitter la série quelques temps pour accoucher: pas de problème, on balance cette pauvre Scully entre les mains d'un fou furieux qui prétend s'être fait enlevé par des extra-terrestres qui vont revenir le chercher pour faire encore plus de tests sur lui. Comme il refuse de se laisser torturer une deuxième fois, hop! il leur balance Scully qui se fait enlever au nez et à la barbe de Mulder qui va se traîner un boulet énorme de culpabilité. Mulder joue très très bien le martyr d'ailleurs.


Les deux épisodes mettant en scène l'enlèvement de Scully introduisent un nouveau personnage dans la série: Alex Krycek, un agent méga brushingué, encore plus que Mulder (sisi, c'est possible) mais qui se révèle être un autre grand méchant puisqu'il travaille pour l'homme à la cigarette. Krycek n'est là que pour mettre des bâtons dans les roues de Mulder et faire en sorte que Scully disparaisse de la circulation. Mulder, ce gros balourd, ne se doute de rien et tombe dans le panneau. Mortification.

Tout est bien qui finit bien: Scully est retrouvée saine et presque sauve dans un hôpital. On ne sait pas comment ni pourquoi, ce qui met Mulder très très en colère, apparemment qui s'y frotte s'y pique et toucher à Scully peut réveiller la bête qui sommeille en lui. Scully, après un combat acharné contre la mort, s'en tirera. Et les affaires non-classées sont réouvertes, ça c'est l'oeuvre de Skinner qui a décidé de ne plus se laisser manipuler par le grand méchant à la cigarette.




Revoilà donc Mulder et Scully faisant équipe et voguant vers de nouvelles aventures dans le paranormal. Cette deuxième saison se révèle bien plus croustillante de ce côté-là que la première. On a droit à des monstres vraiment monstrueux, de la magie noire, du vaudou, des revenants, des possessions, des tueurs en série, des trucs bizarroïdes et encore plus (mais où les scénaristes vont-ils chercher tout ça?!) des phénomènes scientifiques inexpliqués (la pauvre Scully y perd son latin) et encore et toujours des confrontations cultes entre Mulder I Want To Believe et Scully La Sceptique qui continuera à douter envers et contre tous. On ne change pas une recette ni même une équipe qui gagnent.






Mulder et Scully se rapprochent... non pas dans ce sens-là (ça va venir, ça prend du temps des choses-là) L'enlèvement de Scully a révélé de profond sentiments d'affection et d'amitié des deux côtés. Ils ne se disent rien mais on comprend tout. Mulder développe son côté protecteur grrr touchez pas à ma Scully, et Scully se révèle plus vulnérable avec une tendance à ne pas vouloir le montrer, ce qui rend leur relation encore plus touchante, de véritables liens tacites mais forts se développent entre ces deux-là et ça marche!





Mais la grosse surprise de la saison c'est sans conteste Samantha, la soeur de Mulder qui pouf! réapparait comme ça, sans qu'on s'y attende.

S'ensuivent de trop courtes explications: elle a bien été enlevée par des extraterrestres puis relâchée au bout de quelques mois mais elle avait tout oublié. Amnésique, elle a été recueillie par une famille... enfin par des hommes qui sont en réalité des clones, mis au point par d'obscures Russes (oui ce sont toujours les Russes les méchants, on est au Etats-Unis ne l'oublions pas) et qui sont en fait des hybrides humains et d'extraterrestres (exactement comme ceux qui avaient enlevé Mulder à la fin de la première saison) Caractéristique des ces êtres: leur sang vert est un acide très toxique qui tue seulement quand on le respire. Mais ces êtres sont traqués par un mercenaire qui, comme eux, est un pur hybride et qui est chargé de les tuer afin d'enrayer cette race créée pour coloniser la Terre et peu à peu éradiquer l'humanité (ça y est, vous suivez toujours?) Mercenaire qui est doué d'une force surhumaine et qui peut prendre l'apparence de n'importe qui.
Le pauvre Mulder (je l'ai déjà dit: il joue très très bien les martyrs) devra de nouveau faire son deuil car sa "soeur" n'est en réalité qu'un clone, elle aussi. Il ne sait donc toujours pas, en fin de compte, où elle est ni même si elle est encore en vie.
Bilan de fin de saison, quoi de neuf?
Les intrigues des épisodes sont plus poussées, les personnages se sont étoffés et se développent mieux que dans la première saison où on sentait vraiment la série se mettre en place tout doucement.
Scully est fidèle à elle-même: sceptique et pragmatique. Si elle toujours prête à écouter les théories les plus farfelues de Mulder, elle est aussi toujours prête à lui faire garder les pieds sur terre et la tête sur les épaules. Elle le couvre et essaie de lui éviter des ennuis au sein du FBI, elle le soutient constamment sans chercher à le brosser dans le sens du poil. Il faut savoir raison garder pourrait être la devise de Scully.
Mulder est un enquêteur hors-pair, c'est encore prouvé et démontré dans cette deuxième saison. Ca a même tendance à agacer parfois qu'il ait presque toujours raison. Il fait de nouvelle découvertes dans la recherche de sa soeur et dans son démantèlement du complot gouvernemental. Il fait des découvertes assez énormes dans le dernier épisode où il est laissé pour mort... encore!
Le grand méchant à la cigarette est moins présent mais le fil rouge de la série permet d'introduire de nouveaux personnages. On apprend que le père de Mulder lui-même a trempé dans toute l'histoire avec les extraterrestres, de quoi retourner ce pauvre Fox qui ne sait plus qui croire et a qui fait confiance... excepté Scully, bien évidemment.
Au final, la deuxième saison se révèle supérieure à la première mais c'est normal. Mulder et Scully se sont rapprochés et se font désormais pleinement confiance, ce qui donne l'occasion aux scénaristes de mettre un peu d'humour dans certains épisodes où les créateurs de la série n'hésitent pas à se moquer de leurs personnages.

On apprend que le gouvernement est véritablement de mèche avec les extraterrestres envahisseurs, qui l'a été depuis presque 60 ans et que c'est en réalité Mulder lui-même qui devait être enlevé et donné aux extraterrestres mais que le père de Mulder a finalement décidé de leur donner sa fille: Samantha.
Les nouveaux indices concernant la recherche de la vérité (on sait toujours pas ce que c'est mais ça aussi c'est normal) ont en fait brouillé davantage les pistes Un vrai casse-tête chinois: il n'en faut pas plus pour donner envie d'attaquer la troisième saison.
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