dimanche, 26 avril 2009
En attendant
J'ai rejoint, grâce à Erzébeth et Yueyin le Club de lecture toulousain Lire et Délires. Les premiers contacts via les discussions de groupes (qu'on découvre toutes en même temps) donnent un avant-goût prometteur et enthousiaste. J'attends la prochaine rencontre avec impatience. 
Je dévore actuellement The End of Mr Y; nan parce-qu'après le beau mais dépressif The Bell Jar et le superbe mais glauque et malsain Cement Garden, j'avais besoin de respirer, d'un truc léger et sans prétention. C'est réussi. Le temps de digérer le McEwan donc et je lui consacre un billet.
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samedi, 25 avril 2009
The Bell Jar - Sylvia Plath
Esther Greenwood a 19 ans et ses études brillantes lui promettent un avenir non moins brillant. Elle gagne un concours et se retrouve pendant un mois de l'été 1953 à travailler pour un magazine de mode à New-York. Esther est différente des autres lauréates et des autres filles de son âge en général: elle s'ennuie, elle ne trouve pas sa place. Elle rentre chez elle, une fois le mois terminé, et commence pour elle une longue descente aux enfers. Elle ne parvient plus à dormir, à lire, à écrire. Elle ne se lave plus, elle ne sait pas ce que qu'elle veut faire, elle ne voit pas d'avenir devant elle. Par contre, elle sait ce qu'elle ne veut pas être et ne veut pas faire: devenir comme sa mère ou comme ses voisines, ne pas se retrouver prisonnière d'une vie d'épouse et de mère banale, elle ne veut pas de la vie qu'on veut pour elle. De psychiatre inutile en tentatives de suicides râtées: Esther se retrouve dans un asile psychiatrique.
Rien de banal dans l'histoire d'Esther. J'ai assisté à son autodestruction en ayant un sentiment d'anticipation. Je ne m'étonnais pas de voir le chemin qu'elle prenait, je trouvais même ça logique. Esther est une jeune fille extrêmement brillante évoluant au milieu de gens quelconques et rencontrant des situations qui ne sont pas à sa mesure. Tout la blase, tout la lasse. Elle erre dans un monde qu'elle ne reconnait pas et qui ne la reconnait pas non plus. Elle n'y voit rien à attendre, rien à faire ou à espérer. Tout est là mais elle n'en veut rien. Alors elle sombre, elle tombe dans un gouffre qui l'engloutit de plus en plus vite, elle est prise dans une spirale infernale.
Sylvia Plath a mis bien plus qu'un peu d'elle-même dans ce roman qui est quasiment une autobiographie et il m'est très difficile d'en parler. C'est un livre qui ne laisse pas indifférent. On assiste, impuissants, à la souffrance d'une jeune fille que rien ne prédestinait à ça. On subit avec elle la passivité de sa mère, l'inefficacité sidérante du psychiatre, la cruauté des traitements par électrochocs.
Esther est dépressive. C'est une maladie très grave et il est d'autant plus difficile de la comprendre quand on ne l'a jamais vécu. Mais Plath parvient à nous faire vivre au même rythme qu'Esther et c'est justement grâce à ça que The Bell Jar est un livre qui est physiquement et psychologiquement bouleversant. Les moindres sensations, émotions d'Esther sont décuplées par le style tout en fragilité et en réalisme de Plath. Elle fait ça sobrement, ce qui rend le récit encore plus poignant car on reste au plus près de la véracité des faits.
The Bell Jar, qu'on l'aime ou pas, est un de ces livres à lire une fois dans sa vie. Parce-que c'est l'unique roman de Plath (que j'ai encore plus envie de découvrir maintenant) et parce-qu'il et demeurera intemporel et universel.
Lilly aussi a été bouleversée.
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jeudi, 23 avril 2009
Je traîne
Bonne nouvelle: Pride and Prejudice and Zombies est arrivé à la librairie. Je dois encore attendre 3 semaines, mon copain vient passer du temps
en France, il m'amènera la livre à ce moment-là.
Toujours dans la catégorie Austen: j'ai regardé les premières 30 minutes de Persuasion et... c'est bien, c'est même très bien. J'ai arrêté le visionnage car je veux d'abord lire le roman. Roman que je viens de commander et qui arrivera lui aussi dans 3 semaines. Je sens que le mois de mai sera austenien.
Dans un registre beaucoup moins léger, je lis The Cement Garden et McEwan est toujours aussi doué. Je dois écrire un billet sur The Bell Jar mais j'ai du mal. Je ne sais pas comment en parler, c'est un livre boulevesant et très très beau; il y a tellement de choses à dire et je ne sais pas comment les aborder. Sans compter tous les bons billets que j'ai pu lire sur certains blogs. Je vais avoir du mal...
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mardi, 21 avril 2009
Autour du roman
Autour du roman
1 - Quel est le dernier roman que tu as acheté ?
The Brothers Karamazov, Dostoeivsky.
2 - Donne le titre d'un roman que tu as lu plusieurs fois
The Remains of the day, Kazuo Ishiguro
3 - Est-ce que tu peux dire qu'un livre a changé ta vie ?
Non, ce serait un peu excessif. Dison qu'il m'a ouvert les yeux et l'esprit.
4 - Comment choisis-tu un roman ? Parce que la couverture t'a plû ? Parce qu'on te l'a conseillé ?
Parce-que j'en ai entendu parler, parce-que le nom de l'auteur m'attire, parce-que la couverture+le résumé au dos me plaisent, parce-qu'on me l'a conseillé, parce-que j'ai décidé d'essayer...
5 - A part les romans, qu'aimes-tu lire le plus souvent ?
Les nouvelles, j'aime beaucoup ce genre; les biographies, les autobiographies, les essais.
6 - Qu'est ce qui est le plus important pour toi dans un roman : l'intrigue ou le style ?
Les deux, question stupide.
7 - A quels personnages de roman t'es tu le plus attachée ?
A Esther de The Bell Jar, à Severus Snape d'Harry Potter (si si, sérieusement, c'est mon personnage chouchou) à Miss Kenton de The Remains of the Day, à Henry Chinaski de Ham on Rye, à Adrian Mole, ... y'en a beaucoup trop.
8 - Quel livre peut-on trouver sur ta table de chevet en ce moment ?
The Cement Garden, Ian McEwan
9 - Quels sont les 3 derniers romans que tu as lus ?
Sa Majesté des Mouches, William Golding
What Maisie knew, Henry James
The Bell Jar, Sylvia Plath
10 - Quel roman as-tu déjà abandonné en cours de route ?
A Tale of Two Cities, Dickens et Les Bienveillantes, Littell
11 - Quels sont tes 20 romans préférés ?
Oula. Je peux pas me souvenir de tous ceux que j'ai lus, donc la liste est faussée.
The Remains of the day, Kazuo Ishiguro
Crime and Punishment, Dostoievsky
Atonement, Ian McEwan
Neverwhere, Neil Gaiman
The Cider House Rules, John Irving
Ham On Rye, Charles Bukowski
Tales of the Unexpected, Roald Dahl
Germinal, Emile Zola
Hygiène de l'assassin, Amélie Nothomb
Native Son, Richard Wright
Carrie, Stephen King
It, Stephen King
The Shining, Stephen King (oui je suis une grande fan, ahem)
Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas
The book of illusions, Paul Auster
Wuthering Heights, Emily Brontë
The Virgin Suicides, Jeffrey Eugenides
Baba Yaga, conte traditionnel russe
No Name, Wilkie Collins
The Black Magician Trilogy, Trudi Canavan
(questionnaire trouvé chez Emjy)
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dimanche, 19 avril 2009
X-Files - saison 1
La première saison d'X-Files a encore plus de charme, je trouve, quand on la regarde en connaissant déjà certaines choses (que les personnages ignorent, la plupart du temps)
La série débute avec la rencontre entre Mulder, unique agent travaillant au service des affaires non-classées (les fameuses X-Files) et Scully, agent (avec un formation médicale) chargée de le surveiller et de faire des rapports autant sur Mulder que sur le service.

Mulder est obsédé par le paranormal et par tout ce qui touche de près ou de loin aux extraterrestres depuis que sa soeur de 8 ans a été enlevée lorsqu'il en avait 12. Il est loin d'être naïf mais est très souvent prêt à croire aux choses les plus folles et les moins sensées voire normales. Scully est son exact opposé, scientifique, pragmatique, raisonnée et raisonnable; elle n'a de cesse de garder Mulder dans le droit chemin. C'est pour ça que le couple et la série fonctionnent si bien. Les deux agents sont souvent en désaccord mais toujours prêts à écouter les différentes théories qu'ils ont au cours de leurs enquêtes. Les preuves scientifiques d'un côté contre la conviction et l'instinct de l'autre.

Les deux agents forment un équilibre dont la série a besoin pour ne pas sombrer dans le ridicule ou le trop terre à terre. Mulder et Scully ne sont que collègues même si les enquêtes peu conventionnelles les mènent très souvent à vivre des situations qui les rapproche inéluctablement.
La saison est partagée, comme d'habitude, entre des episodes d'enquêtes sur des phénomènes paranormaux et des épisodes constituant le fil rouge de la série: la recherche de la vérité (et de la soeur de Mulder) La vérité, oui, mais quelle vérité? Mulder n'en sait trop rien lui-même, tout ce dont il est convaincu c'est que des extraterrestres ont enlevé sa soeur et qu'ils existent. Mulder est aidé par un mysterieux informateur dont on ne sait rien, si ce n'est qu'il fait partie du groupuscule d'hommes qui connaît et qui manipule au sein même du gouvernement. Il livre des bribes d'infos a doses homéopathiques et met Mulder sur la piste pour que les deux agents découvrent eux-mêmes des preuves concrètes. Preuves qu'ils trouvent mais qui finissent toujours par être détruites ou qui disparaissent mystérieusement.

Des hommes, en effet, s'efforcent de mettre des bâtons dans les roues de Mulder et Scully qui sont trop prompts à découvrir ce qu'ils cachent depuis très longtemps. On découvre ainsi que le directeur adjoint Skinner, auquel les deux agents rendent des comptes, n'est pas de leur côté mais qu'il n'agit cependant pas de son plein gré, lui-même étant manipulé par un homme dont on ne connaît pas le nom, à peine le son de sa voix: l'homme à la cigarette. Le même homme qui, lors de la scène finale de cette saison, range au Pentagone l'embryon d'extraterrestre que Scully a reussi a récupérer.
On finit donc sur un léger cliffhanger: Mulder inconscient, le mysterieux informateur assassiné et le gouvernement lui-même au coeur d'une sombre histoire d'extraterrestres et d'hybride humains-extraterrestres dont on ne saisit pas encore l'ampleur ni l'intérêt.
Bilan de fin de saison, alors?
A la fin de cette premiere saison, Scully a évolué et changé. Elle commence à s'ouvrir a des choses qui la dépassent et que toute sa rationnalité scientifique ne peuvent expliquer. Elle se considère dans la même barque que Mulder et, lors d'une scène d'un des derniers episodes, lui confie qu'elle n'est prête a mettre sa carrière en danger à personne sauf pour lui... Le vent a tourné.
Mulder reste fidèle a lui-même et à ses convictions. Il ne fait confiance à personne mais trouve en Scully quelqu'un sur qui s'appuyer et à qui se confier. C'est elle qui s'occupe de l'échanger (et donc de le sauver) contre le fameux embryon d'extraterrestre. Mulder ne sait pas encore qu'il vient de gagner définitivement Scully à sa cause.
On sait plus, forcément, a la fin de la saison: la soeur de Mulder est peut-êrtre encore en vie. Scully est allée contre la volonté de ses parents en abandonnant la médecine pour entre au FBI. Mulder est un agent très brillant et admiré par ses pairs depuis ses débuts a l'académie mais est la risée de tous depuis qu'il travaille au service des affaires non-classées.
Le même service que l'homme à la cigarette s'efforce de faire fermer, considérant Mulder comme dangereux. Cependant, garder le service ouvert lui permet de le contrôler et de le lancer sur de fausses pistes... Dilemne.

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samedi, 18 avril 2009
Pfff
Pfff
La flemme de faire une vraie note a cause de ce maudit clavier qwerty (je rentre, malheureusement, demain donc je retrouve mes accents et mes cedilles) alors sans aucune cohesion: j'ai fini de regarder la premiere saison d'X-Files (le prochain billet sur ce blog), j'ai achete et regarde Atonement et j'ai ete bluffee par Joe Wright qui a reussi a rester fidele au roman meme s'il y a un peu trop de pathos Les differentes interpretes de Briony sont toutes excellentes. J'ai adore. J'ai egalement achete Persuasion, version 2007. Je n'en avais pas l'intention mais je l'ai trouve a £7 a HMV et j'ai decide de voir ce que ca allait donner.
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jeudi, 16 avril 2009
Tag
Taguee par Lou, je me devoile.
Plutôt corne ou marque-page? Marque-page.
As-tu déjà reçu un livre en cadeau? Oui
Lis-tu dans ton bain? Je n'aime pas les bains, je n'ai pas de baignoire... donc, non.
As-tu déjà pensé à écrire un livre? J'ai ecrit quelques nouvelles, il y a 2 ou 3 ans. Mais je ne pense pas pouvoir ecrire. Je laisse ca a ceux qui ont du talent.
Que penses-tu des series de plusieurs tomes? En general, je suis accro.
As-tu un livre culte? The Remains of the day, de Kazuo ishiguro. Un vrai coup de foudre litteraire, decouvert lors de mon annee de licence, car il etait au programme, il y a 6 ans. Je l'ai lu, lu et relu sans m'en lasser.
Aimes-tu relire? Oui, mais il y a tellement de livres a decouvrir que je relis uniquement ceux qui vont vite a lire (comme les Harry Potter)
Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimé ? Je ne sais pas. La seule que j'ai rencontree c'est Nothomb, tres facile d'acces, tres accuellante et agreable. Mais generalement, les rencontres se font lors de grands evenements, c'est pas ideal pour s'installer et discuter.
Aimes-tu parler de tes lectures ? Bien sur. Ici ou dans la "vraie" vie, c'est quelque chose que j'aime beaucoup faire. 
Comment choisis-tu tes livres ? Comme Lou, j'ai deja repondu a cette question. Je note ceux que je vois en librairies, ceux que je vois sur les blogs, ceux dont on me parle.
Une lecture inavouable ? Fascination, de Meyer. Je l'ai lu pour en savoir un peu plus sur le buzz, et je me suis ennuyee a mourir. Je me suis forcee a le terminer pour pouvoir en parler et le critiquer en connaissance de cause.
Des endroits préférés pour lire ? Assise sur mon lit, le dos contre le mur. Dans un fauteuil, sur un canape. J'ai remarque que je choisissais des endroits qui me permettent de me replier litteralement sur moi quand je lis.
Un livre idéal pour toi serait : celui que je quitte a regrets.
Lire par dessus l’épaule ? Pas vraiment, plutot sous le bras pour voir le titre du livre.
Télé, jeux vidéos ou livre ? Tele, bof. Je ne la regarde plus vraiment. Je selectionne ce que je veux voir et ca se resume a: journal (et encore, c'est tellement plein de betises), emissions du style J'irai dormir chez vous (Antoine est un type genial), documentaires, films et series (et encore, je suis super difficile) Pour faire court, je pourrais tres bien vivre sans tele.
Jeux videos, je kiffe. mais je suis nulle. Curieusement, je pourrais passer des heures a regarder mon copain y jouer sur son PC. Il ne s'enerve jamais, meme en jouant. C'est tres reposant. Je peux donc lire tout pres de lui qui joue.
Livres, bien sur! Je ne peux pas vivre sans livres/lire.
Lire et manger ? Non. je n'apprecie ni la lecture car concentree sur mon repas, ni mon repas car concentree sur ma lecture. J'adore manger, j'adore lire mais separement.
Lecture en musique, en silence, peu importe .. Silence. Mais j'aprrecie les bruits de fond, la rumeur de la maison, de la ville par la fenetre.
Lire un livre électronique ? Pourquoi pas. A conditon que ce ne soit pas une exclusivite. Mais je pense que ca m'enerverait vite les yeux.
Livres empruntés ou livres achetés ? Je prefere acheter pour pouvoir les garder. Mais j'emprunte aussi quand je trouve mon bonheur a la bibliotheque.
Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ? je lis The Bell Jar de Sylvia Plath et apres je ne sais pas. Je change tout le temps d'avis. Ca dependra de mon humeur.
As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre? A Tale Of Two Cities de Dickens (honte sur moi) Les Bienveillantes de Littell parce-que c'est un livre psychologiquement difficile a encaisser et je l'ai commence a une mauvaise periode. J'y reviendrai, c'est sur. Peut-etre cette annee, j'espere en tout cas.
Quel est le premier livre que vous avez adooooooré d'amour ? J'hesite entre un receuil de contes russes (qui tombait/tombe toujours en lambeaux) qui avait appartenu a mon pere quand il etait gamin et Les 4 filles du Dr March que j'ai relu un nombre indecent de fois quand j'etais petite.
Je ne sais pas qui y a repondu ou pas. Je tague Lilly, Aelys, Pimprenelle et Isil.
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mardi, 14 avril 2009
What Maisie knew - Henry James
What Maisie knew - Henry James
Au divorce de ses parents, Maisie est l'objet d'un jugement de Salomon, coupée par moitié, et les tronçons jetés impartialement aux deux adversaires. Enjeu et instrument de la haine que se vouent ses géniteurs avant d'être rejetée comme un témoin gênant, elle est la spectatrice passive de l'égoïsme des adultes. A travers son regard innocent et lucide, Henry James compose une peinture ironique des passions humaines. Ce roman est le tour de force d'un maître en psychologie, la recréation d'une âme enfantine et du monde qui l'entoure, où l'analyse minutieuse des sentiments, d'une profondeur remarquable, laisse le lecteur émerveillé.
Lire un Henry James c'est une experience litteraire qui met le lecteur au plus pres de l'intimite des personnages. Ici, il s'agit de Maisie. Elle n'a pas vraiment de chance, cette petite fille. Elle se retrouve au milieu de jeux d'adultes qu'elle essaie tant bien que mal de comprendre.
Toute l'action est percue a travers ses yeux, mais le lecteur n'est pas aussi naif qu'elle et comprend vite qu'elle n'est, le plus souvent, qu'un moyen plus qu'une fin.
Ses parents sont les grands absents du roman. Sa mere supporte a peine la presense de Maisie et son pere, qui semble au depart l'aimer, s'en desinteresse vite. Miss Overmore (la gouvernant chez son pere) et Mrs Wix (la gouvernante chez sa mere) sont les seules personnes qui veillent veritablement et tendrement sur elle.
Tout change lorsque sa mere epouse Sir Claude, un homme qui sera en fait un vrai pere pour la petite Maisie; son pere, Mr Farange, epousera Miss Overmore qui changera d'attitude au fur et a mesure des annees. Commence alors un jeu de dupes. Maisie est naturellement douce et fait confiance aux adultes qui l'entourent. Elle ne se rend pas compte que, tres vite, sa mere collectionne les amants, laissant Sir Claude en charge de sa fille. Miss Overmore, devenur Mrs Beale deviendra la maitresse de Sir Claude. Au milieu de tout ca, Maisie entend ces quatre adultes se dechirer en lui racontant tour a tour des horreurs les uns sur les autres. Maisie ne sait plus quoi ou qui croire. Mrs Wix semble etre la seule qui veuille vraiment le bonheur de la petite fille.
Ce qui est paradoxal, c'est qu'ils la considerent tous trop jeune et trop stupide pour comprendre ce qu'il se passe mais qu'il leur arrive tres souvent de lui parler comme a une adulte, en utilisant des expressions trop crues pour de jeunes oreilles. Maisie evolue donc dans microcosme corrompu qui essaie de l'acheter par divers moyens. On se demande souvent pourquoi, si ce n'est par pur egoisme. Maisie est sans arret tiraillee entre son amour pur et franc pour ses parents, ses beaux-parents et ses gouvernantes et ce qu'elle entend et voit. A aucun moment Maisie n'est un objet d'affection ou d'amour; elle est, tour a tour, un objet de haine, de honte, de gene, de marchandage ou de complot.
James est ici bien acide mais aussi bien realiste quant a la bourgeoisie de son epoque. Rien ni personne n'est epargne. Un livre a decouvrir, autant pour le talent de James que pour son heroine, qui en savait plus qu'ils ne pouvaient soupconner.
Livre lu dans le cadre du Challenge ABC 2009
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dimanche, 12 avril 2009
+3 dans la PàL
+3 dans la Pal
Ce matin, mon copain et moi nous sommes retrouves presque par hasard chez son meilleur pote. On a assiste a la chasse aux oeufs de sa fille et on s'est assis dehors pour un cafe... un peu raccourci parce-que le temps en Angleterre n'est pas vraiment au beau fixe. Pas de pluie mais pas de soleil non plus. On s'est installes dans son confortable salon et, comme d'habitude, je suis allee regarder dans sa bibliotheque. Il sait tres bien que je suis un bookworm et on en arrive toujours a parler de bouquins a un moment ou a un autre.
Sans que j'ai le temps de dire ouf: je me suis retrouvee avec 3 livres dans les bras. Il m'a prete ces deux-la.


J'ai deja lu un David Lodge (j'ai une affection pour cet auteur dont l'action des romans se passe, la plupart du temps, a l'universite de Birmingham ou j'ai eu la chance d'etudier lors de ma Maitrise. Le fait de connaitre par coeur les lieux decrits dans les livres me fait apprecier encore plus Lodge.) En revanche, je ne connais pas du tout Jeanette Winterson et je suis tres curieuse de la decouvrir.
Sa femme m'a prete ceui-la en me disant qu'elle l'avait adore.

Je leur fais confiance. Ce sont des gens extremements brillants professionnellement (il est surement le meilleur chercheur dans son domaine, a l'heure actuelle, dans le monde) ainsi que genereux et avec un esprit tres ouvert. Je suis fiere de les connaitre. On partage beaucoup au niveau culture et litterature, donc je pense etre satisfaite de ces prets surprise.
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mercredi, 08 avril 2009
I want to believe
I want to believe
Lasse de ne pas trouver de serie qui reveille en moi l'accro que je peux etre quand j'en trouve une qui me plait, je me rabats sur des valeurs sures. Je suis X-Files addict depuis mes 13 ans et j'ai decide de reregarder l'integrale. J'ai besoin d'un tuc que j'aime et que j'ai envie de regarder et pour le moment, avec le concours qui approche, j'ai pas envie de perdre mon temps a farfouiller pour trouver des nouveautes.
Mulder et Scully ne m'ont jamais decue (enfin, sauf dans le dernier film mais pour moi il ne fait pas partie de la serie et puis c'est une autre histoire) et sont pour moi LE couple mythique du petit ecran. Je repars donc a la recherche de la verite avec Mulder le spooky et Scully la sceptique.
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