jeudi, 26 février 2009

Mes maîtres à penser

Taguée par Cachou (on ne change pas les bonnes habitudes) je réponds donc à un questionnaire sur mes "maîtres à penser" (j'ajoute les guillemets parce-que dit comme ça, ça fait quand même assez pompeux)

1- Un écrivain français et un écrivain étranger

L'écrivain français est difficile à trouver, je n'en ai pas vraiment et je me rends compte avec cette question que je lis de moins en moins de littérature française (ce qui n'est pas très bien d'ailleurs, mais passons) Je réponds donc Françoise Sagan: non pas pour sa manière de penser et de vivre (je ne la connais pas assez pour ça) mais pour son écriture qui me fascine. J'ai dévoré Bonjour Tristesse en une soirée et j'ai envie de la lire encore et encore. Le film Sagan avec Sylvie Testud dans le rôle titre m'a énormément touchée et moi qui ne connaissais Sagan que de nom: j'ai été conquise par cette femme hors du commun pour moi.

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L'écrivain étranger s'impose comme une évidence: Roal Dahl. Il faut savoir que je suis une grande fan de nouvelles, qui est un genre qui n'est pas assez lu d'ailleurs, et qu'on ne connait pas assez. Les nouvelles de Roald Dahl sont remarquables et représentent tout à fait ce que doit être une nouvelle. Le style, l'humoir noir, la manière de voir les gens et le monde de Roald Dahl me correspondent.

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2- Un comédien français et un comédien étranger

Je ne connais pas assez la "philosophie" des comédiens pour choisir. Pour le comédien français, je vais choisir une comédienne: Isabelle Huppert. Elle est intelligente, extrêmement cultivée et capable de grandes choses à l'écran et encore plus sur scène. Je trouve dommage qu'on n'exploite pas son potentiel comique (révélé dans 8 Femmes de François Ozon)

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Pour le comédien étranger: Ralph Fiennes. Littéralement capable de tout jouer, il incarne des personnages aux antipodes. Il est un idéal.

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3- Un film français et un film étranger

Impossible de choisir. Je pourrais donner un nom de réalisateur français et un nom de réalisateur étranger. Je donnerai donc le nom des frères Joel et Ethan Coen (mon chéri et moi sommes en train de visionner toute leur filmographie) J'aime leur façon de raconter des histoires impossibles à raconter avec des personnages plus qu'atypiques et des situations tellement invraisemblabes qu'elles finissent par en devenir plausibles. Des génies du n'importe quoi.

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4- Un ou des humoristes

Facile.
Gad Elmaleh ou comment me faire mourir de rire en parlant du quotidien.

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Dylan Moran, comique et acteur irlandais: une sorte de Gad Emaleh qui serait devenu cynique et corrosif. Dylan Moran est un râleur, il se moque, il est méchant et n'aime personne et se moque de tout (encore plus quand c'est politiquement incorrect) et tout ça avec une manière de dire les choses typiquement britannique. Bref: un héros à mes yeux.

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5- Un ou des chanteurs

S'il ne devait en rester que deux: Emilie Simon. Pour sa voix, son univers, ses mélodies (des percussions sur un bassin rempli d'eau: magique) ses textes, et sa version de I wanna be your dog des Stooges qui surpasse presque l'originale.

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Bob Dylan: un poète pour moi, un grand grand écrivain.

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mardi, 24 février 2009

Bientôt une vraie note

gg1.jpgJe m'empresse de finir mon Trudi Canavan pour faire une note et alimenter ce blog qui vivote avec des questionnaires et des listes de livres achetés. J'ai d'ailleurs trouvé un Dickens (Great Expectations) en rangeant ma bibliothèque pour y caser tous les livres que j'ai ramenés d'Angleterre, belle surprise; j'avais complètement oublié que je l'avais.

En ce moment:
*concours, comme d'habitude, même si je commence à accuser le coup. Ca fait 6 mois que je suis dessus et je tire la langue, vivement que tout se termine.
*je dois retourner à la bibliothèque consulter un exemplaire d'Alice au pays des merveilles qui ne peut pas être emprunté. Il s'agit d'un album animé pour les plus jeunes et je dois explorer plusieurs versions de cette oeuvre afin d'être nickel le jour de l'épreuve (si jamais je suis admissible à l'oral)
*je dois retourner à la bibliothèque pour refaire le plein de livres pour enfants (j'adore explorer la littérature jeunesse, quand elle est de qualité: les enfants de nos jours ont une chance folle)
*je révisionne Gilmore Girls (série que j'apprécie encore plus qu'avant même si pour moi elle se passe parfois trop dans un monde idyllique)

Plus que 200 pages sur les 588 de The Magician's Apprentice et je reviens faire une vraie note digne de ce nom.

lundi, 23 février 2009

Quel genre de lecteur-acheteur êtes-vous?

Questionnaire trouvé chez Keltia.

Dans quelles mesures les livres neufs sont-ils présents dans vos lectures?reading7.jpg

A 90% je pense. J'emprunte très rarement à la bibliothèque car je ne lis les livres en anglais qu'en anglais et qu'ils n'ont presque rien. Ensuite, j'aime fournir ma bibliothèque personnelle qui déborde et donc je fournis les caisses et les cartons sous mon lit. J'aime acheter sur les marchés ou dans des ventes d'occasions, mais j'y vais rarement (je le fais par hasard à chaque fois, généralement en vacances) J'emprunte à mon chéri ou à des amis.

Où achetez-vous vos livres?

J'essaie de ne pas passer par le net pour continuer à faire vivre les libraires. Mon père travaille dans une des plus grandes maisons d'édition de France et il passe son temps dans les librairies: par respect pour lui et ses clients j'evite de  commander sur le net. Pour les livres en anglais: j'ai la chance d'aller en Angleterre toutes les 6 semaines et d'y rester assez longtemps pour acheter mes livres là-bas.
En France: je n'achète rien à la Fnac (à part les CD ou les DVD) ils ont assez de fric comme ça: je vais dans des librairies indépendantes et dans le bookshop pour des commandes en anglais.

Êtes-vous plutôt compulsif ou préparez-vous vos achats?

Quand je sais que je vais aller dans une librairie: je prends mon carnet et je regarde mes listes. Sinon je flâne, je regarde, j'essaie de ne pas aller vers des noms que je connais pour faire des découvertes que je n'aurais pas fait en temps normal.

Plutôt poche ou grand format?

Poches: plus pratiques, plus facilement transportables. J'aime toucher un livre, l'assouplir, le glisser dans la poche de mon manteau, voir qu'il a été lu à la fin de la lecture

mercredi, 18 février 2009

Mytho - Marie-Aude Murail

9782211060837FS.gifUn pays des Balkans oublié des correspondants de guerre qui s'appelle la Wiétlanie.
Une pierre mythique de toutes les nuances de bleu qu'on nomme " L'Œil du ciel " et qui donne d'étranges pouvoirs. Une langue étrangère vite familière dans laquelle " P. de m. " se dit " Stakhov'z grod " et " Edénia'z kerst " signifie " la clé du Paradis ". Des " panseurs de secrets " assez forts pour ensorceler un roi et son fils. Une guerre civile qui couve depuis sept cents ans et menace d'éclater.
Ça ne s'invente pas. C'est pourtant ce qu'a failli croire le père de Yann, douze ans, au tout début de ses aventures wiétlaniennes. Que tout ça était un rêve, du pipeau. Que son fils, mythomane bien connu dans son collège, avait raconté des histoires, brodé, enjolivé, arrangé. romancé. Avec son talent habituel, sa force de persuasion. Seulement, cette fois-ci, c'était vrai.

J'avoue, j'ai lu ce livre pour continuer la construction de la culture en litterature jeunesse que je me dois d'avoir pour le concours. Marie-Aude Murail est un auteur cle (au meme titre que le genialissime Rascal, le brillant Ponti, Anne Fine, Marie-Helene Delval... la liste est longue) J'avais lu un roman de Murail quand j'etais ado, j'ai choisi Mytho au hasard, en tordant un peu le nez a la lecture du resume. Mais je me suis lancee et je n'ai rien regrette. C'est un roman tres tres prenant. Le style est excellent, encore un auteur qui ne prend pas les enfants pour des etres denues d'intelligence et d'humour, voire de cynisme et d'ironie. Cependant il est plutot destine a des pre-ados et des ados; je me vois mal le conseiller a des eleves de primaire. A la fin du livre: on trouve une carte et une brochure sur la Wietlanie ainsi qu'un lexique franco-wietlanien qui se revele indispensable.

Pour en venir a l'intrigue: elle est impossible a resumer. Les personnages se chargent de tisser des liens entre eux, entre les evenements, a travers le cours du temps et les pays. Nicolas, le pere de Yann, est le personnage principal, bien qu'on puisse penser que ce soit Yann au depart. Tout est vu a travers ses yeux, au point d'eclipser parfois totalement Yann. La premiere partie du livre s'apparente plutot a une decouverte des lieux, du pays (le lecteur parvient enfin en Wietlanie apres avoir traverse l'Italie et la Suisse), de l'intrigue elle-meme qui lie tous les personnages les uns aux autres de maniere si forte qu'ils ne peuvent rien y faire. La deuxieme partie est plus sombre et plus forte emotionnellement (ce qui confirme qu'elle se destine a des + de 10 ans) On delaisse les evenements plus realistes de la premiere moitie de l'oeuvre (un pays dechire entre deux peuples sur le point d'entrer en guerre, des manipulations politiques) pour aborder des themes plus fantastiques: la recherche de l'Oeil du Ciel, la fameuse pierre legendaire.

Le livre aurait tres bien pu s'arreter a la fin de la premiere partie mais Nicolas et Yann decident de rester en Wietlanie et vont y decouvrir son histoire et ses terribles consequences. Certains passages sont presque poetiques. Yann est presque oublie et toute l'attention de Nicolas se porte sur des evenements qu'il tente de comprendre a defaut de pouvoir controler. On ne sait jamais qui croire, a qui faire confiance dans cette histoire. Les mechants ne sont finalement pas si machiaveliques que ca, et les gentils pas si ardents a vouloir faire regner la justice. Tout est question de points de vue, de cultures et d'histoire. Comme dans la vie reelle finalement.

Pas si mytho que ca, ce roman.

mardi, 10 février 2009

Manies, habitudes, tics

Taguee par Cachou (c'est une bonne habitude) je dois devoiler 6 manies/habitudes/tics.

Reglement du tag:

* mettre le lien de la personne qui nous a taguee

* mettre le reglement du tag sur le blog

* mentionner 6 choses, tics ou habitudes sans importance sur vous-meme


hands_away_by_wiikked.jpg1- Depuis que je suis bebe, je me tripote les oreilles. Je le faisais quand je sucais mon pouce, chose que je fais plus depuis mes 6 ans, mais j'ai garde le coup des oreilles que je ne fais principament lorsque je suis fatiguee, stressee ou super concentree (donc ca arrive quand meme pas mal, ahem)

2- Je ne supporte pas de mettre du sucre dans mon the, je mets du lait dans les thes qui le supportent mais c'est tout.

3- Je ne peux pas sortir de chez moi sans ma montre et mon livre en cours.

4- Je ne supporte pas les collants, en dehors de ceux en coton epais. Je ne porte que des bas: plus pratiques, plus feminins, plus rapides.

5- Je ne porte jamais de chaussures fermees l'ete: mes pieds doivent etre a l'air dans des tongues, des sandales, des escarpins de filles ouverts.

6- Je ne regarde pas du tout la tele (ca m'ennuie), je me force a le faire pour le journal que je prefere d'ailleurs lire parce-que le JT tele  c'est un peu la rubrique des chiens ecrases et qu'on nous lobotomise grave le cerveau.

Je tague Miss Babooshka, Lou et Pandora.

samedi, 07 février 2009

La B.O de ma vie

Taguée par Cachou, je vous présente la B.O de ma vie (ça fait super pompeux, hinhin)

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Générique : Don't look back into the sun - The Libertines
Naissance : The end has no end - The Strokes
Le réveil : Expectations - Belle & Sebastian
Un jour normal : Mardy Bum - Arctic Monkeys
La ville : Guns of Brixton - The Clash
Printemps : Il fait si beau - Vincent Delerm
Eté : Blitzkrieg Pop - The Ramones
Automne : Mr Tambourine Man - Bob Dylan
Hiver : To the dancers in the rain - Emilie Simon
Tomber amoureux : Flowers - Emilie Simon
Etre amoureux : Take - Tunng
Se marier : What a wonderful world - Louis Armstrong
Jalousie : You know I'm no good - Amy Winehouse
Se quitter : Bang bang you're dead - Dirty Pretty Things
Se réconcilier : I want you - Bob Dylan
Une longue nuit seul (e): Cemetary Party - Air
Cassure : Fuck Forever - Babyshambles
Pétage de plomb : Mala Vida - Mano Negra
En conduisant : Hold Tight - Dave Dee, Dozy, Beaky, Mitch & Titch
Sur la plage : LDN - Lily Allen
Une pensée profonde : Concerto pour l'empereur - Beethoven
Tout va mieux : What Katie did - The Libertines
Crépuscule : Orchestra - The Servant
La nuit : No Surprises - Radiohead
A l'aube : Jenny Again - Tunng
Danse : Chick Habit - April march
Retomber en enfance : Sépia plein les doigts - Vincent Delerm
Regrets : Is it wiked not care - Belle & Sebastian
Espoir : Chanson de toile - Emilie Simon
Mélancolie : Sonate au clair de lune - Beethoven
Nostalgie : Spoons - Tunng
La mort : Blowin' in the wind - Bob Dylan
Générique de fin : Don't look back into the sun - The Libertines

Je tague Isil, Ys et Lou.

jeudi, 05 février 2009

The Boy In The Striped Pyjamas - John Boyne

Lettre B du Challenge ABC

boy.jpgBruno a 9 ans, une soeur de trois ans son aînée et des parents aimants. Il vit dans une grande maison "de cinq étages en comptant la cave et le grenier" à Berlin et son père est un officier Nazi haut placé. Un jour, en rentrant de l'école, Bruno voit sa mère faire des malles et des paquets: son père, nouvellement promu Commandant a été envoyé ailleurs, loin de Berlin. Bruno et sa famille se retrouvent dans une maison perdue pleine campagne. Bruno déteste tout, n'attend que de rentrer à Berlin, râle que tout est horrible, même le paysage qui s'étend devant la fenêtre de sa chambre: des barbelés qui gardent des hommes et des enfants en pyjamas rayés, et de la boue, de la terre et de drôles de baraques dans le fond. Un jour d'ennui, en jouant à l'explorateur: Bruno rencontre Shmuel, un petit garçon assis derrière les hauts barbelés. Un petit garçon en pyjamas rayés...

Il m'est très difficile de trouver les mots pour parler de ce livre, que j'ai lu en une après-midi.
Le site d'Amazon dit que c'est une fable, et je suis tout à fait d'accord. Dans la même veine que La vie est belle de Benigni, on découvre l'horreur avec le regard de l'innocence enfantine. Tout est vu, perçu, ressenti à travers les yeux de Bruno, qui ne sait pas où il est, qui ne sait rien en réalité. Il découvre d'ailleurs le mot "Juif" sans savoir ce que c'est, et s'ensuit une conversation mémorable avec sa grande soeur de 13 ans qui se trouve incapable de définir ce qu'est un juif et qui s'en tire en disant "ils ne sont pas comme nous, c'est l"opposé de ce que nous sommes" mais la réponse de Bruno "et nous alors, que sommes-nous" reste sans réelle réponse.

Bruno, tout au long du récite, vit au mileu de l'horreur sans s'en rendre compte: son père dirige le camp qui jouxte la maison mais pour Bruno son papa est un brave soldat et puis tout le monde aime les soldats d'ailleurs, sa mère n'a pas de temps à lui consacrer, sa soeur est un "cas désespéré" qui flirte avec un jeune lieutenant Nazi de 18 ans, véritable incarnation du Mal avec un grand M, qui terrorise Bruno (et le lecteur) Mais il y aussi Pavel, un vieil homme qui arrive le matin pour cuisiner et part le soir après avoir servi à la table de la famille de Bruno; mais Pavel soigne un jour Bruno qui se fait mal en tombant de sa balançoire et Bruno découvre que Pavel, le domestique, est en fait un docteur. Bruno ne comprend rien à rien. C'est dans cet état d'esprit qu'il découvre Shmuel, un petit garçon qui a le même âge et la même date de naissance que lui, qui porte lui aussi un brassard avec un étrange signe dessus, qui a lui ausi déménagé sans qu'on lui demande son avis. Entre les deux enfants, de longues heures de discussion commencent. Et puis un jour, Shmuel ne trouve plus son père dans le camp. C'est là que tout bascule pour les deux enfants qui sont désormais unis par un lien tacite et plus fort que s'ils peuvent imaginer.

Si l'horreur implicite mais omniprésente est si forte et si poignante dans cette fable c'est parce-qu'elle n'est jamais présentée comme ce qu'elle est, et pour cause puisqu'elle est perçue par un enfant qui ne sait rien. Bruno est du bon côté des barbelés et ne fait que deviner et rêver une réalité qui le rattrapera. Difficile de parler de ce récit: le style est doux, lisse, il coule comme l'imagination de Bruno, ce qui contraste d'autant plus avec l'horreur et qui la fait ressortir plus vraie et plus poignante; car si Bruno ne sait, le lecteur lui sait et comprend tout.

Je n'avais aucune idée de la manière dont le récit allait se terminer, et c'est littéralement avec l'estomac et la gorge noués que j'ai terminé les derniers chapitres, plongeant tout entière dans les ténèbres de l'horreur et de la barbarie. En le refermant et en le reposant pour prendre un temps de retour à la réalité de 2009, j'ai compris que cette fable ne pouvait que se terminer  de cette façon-là et que ce livre méritait une place d'honneur dans mon Panthéon personnel.

Je le recommande chaudement, et même encore plus. Il est de ces livres qui vous marquent profondément et auxquels on repense encore longtemps.

mardi, 03 février 2009

The High Lord - Trudi Canavan


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Lettre C du Challenge ABC

Sonea a gagné sa place au sein de la Guilde des magiciens et les autres novices la traitent désormais, à contrecœur, avec respect. Mais elle ne peut oublier ce dont elle fut témoin dans la chambre souterraine du haut seigneur Akkarin, ni la menace que fait peser sur la Guilde un ancien ennemi. Or, à mesure qu'Akkarin lui dévoile peu à peu son savoir, Sonea ne sait plus à qui se fier. La vérité est-elle aussi terrifiante que le prétend le haut seigneur? Ou essaie-t-il de la tromper afin qu'elle mette ses pouvoirs au service de ses sinistres projets?. Une chose est sûre: son avenir est entre les mains de cet homme mystérieux.

C'est avec une pointe de tristesse que j'ai refermé le dernier tome de la trilogie du Black Magician. J'ai dévoré l'ultime volet des aventures de Sonea et d'Akkarin.
Tout est parfait dans ce dernier tome: on retrouve des personnages attachants car empreints d'imperfection et de défauts, Sonea qui a enfin abandonné son côté victime et souffre-douleur (il était temps!), Cery (ami de Sonea, Voleur et personnage qui se révèle finalement bien important) Lord Rothen (qui se fait de moins en moins présent alors qu'il était un des personnages principaux du premier tome, mais c'est justifié et ça passe sans problème), Lord Dannyl (son coeur et sa raison balancent entre son homosexualité et ses devoirs de magicien et d'ambassadeur), Lord Lorlen (administrateur de la Guilde, porteur de trop lourds secrets et meilleur ami d'Akkarin qu'il pense avoir perdu) et enfin Lord Akkarin, haut seigneur de la Guilde qui pratique la magie noire pratique ô combien interdite et tabou. Les questions sont toujours en suspens au moment où je commence les premières pages de The High Lord: pourquoi Akkarin pratique-t-il la magie noire? qu'est-ce-que la magie noire? pourquoi ai-je la certitude qu'il cache beaucoup de choses pour de nobles raison? pourquoi ai-je le sentiment qu'il voit plus en Sonea que nous? qui sont les Sachakans? qui est le magicien noir responsable des meurtres dans les bas-fonds de la ville? Akkarin? non...?

Chaque chapitre apporte son lot de questions, d'incertitudes ou de révélations. Les personnages continuent de s'étoffer, la vérité apparaît plus complexe encore et Akkarin confirme ses qualités de héro (et non ce n'est pas Sonea, quoique...) Lui qu'on croisait à peine dans le premier tome occupe ici une place d'honneur et le lecteur, témoin de sa descente aux enfers, ne peut que continuer à tourner les pages dans l'attende d'un dénouement qui se révèlera bien sombre.
L'intrigue, à la fois simple et complexe, sert parfaitement les personnages. Le tout est plausible, l'auteure ne verse jamais dans le niais ni dans le consensuel et le lecteur découvre une pléiade d'histoires qui n'en font finalement qu'une. Le style est toujours le même: simple, sans faux-semblants ni édulcorants, adapté à une excellente trilogie de fantasy, genre dont on ne parle vraiment pas assez et que j'encourage à lire. Parce-que ce n'est pas parce-que c'est pas du Tolkien que c'est mauvais (d'ailleurs Tolkien avait un style qui assomait plus qu'autre chose)

The Black Magician trilogy est une très bonne trilogie; je l'ai préférée à celle de The Age Of Five mais je recomande chaudement les deux, bien sûr. Dans moins d'une semaine maintenant: je commence The Magician's Apprentice, un livre se situant chronologiquement avant la trilogie que je viens de lire, mais qu'il faut lire après. J'avoue appréhender ma lecture, que je ne pourrai pas m'empêcher de comparer aux 3 livres que j'ai adorés, mais j'ai hâte de le lire

dimanche, 01 février 2009

Défi Blog-o-trésors

J'ai hésité, je me suis renseigné, et j'ai finalement décidé de participer au défi blog-o-trésors cette année. Malheureusement, il est trop tard pour que je soumette 10 livres; il en reste néanmoins que je peux toujours ajouter mon nom sur la longue liste de participants.

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Parmi les centaines de titres disponibles, mes choix se sont portés sur:

-American Psycho, Ellis Bret Easton
-Lady Chatterley's lover, Lawrence David Herbert
-Si c'est un homme, Primo Lévi
-Fingersmith, Sarah Waters

J'ai fini, le coeur battant et la gorge nouée, The High Lord hier soir. Je prends le temps de réfléchir et je poste un billet. Je dis ça parce-qu'en me levant ce matin: la première chose à laquelle j'ai pensé c'est à la fin de ce (superbe) livre.

 

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