jeudi, 18 décembre 2008

Coraline - Neil Gaiman

J'ai découvert Neil Gaiman grâce à mon homme. J'ai lu Neverwhere, Stardust, American Gods et Smoke and Mirrors (je les recommande tous et ne recommande pas l'adaptation ciné de Stardust qui ne rend pas hommage à la beauté du livre)
Le style de Gaiman, les univers qu'il crée et ses personnages en font un mélange de Carroll, de King et de Tolkien.

J'ai découvert Coraline par hasard, à la bibliothèque municipale, au rayon jeunesse. J'étais à la recherche de livres à mettre en réseau avec Alice au pays des merveilles (pour mon concours) et quand j'ai vu Neil Gaiman, quand j'ai lu le résumé, je me suis dit qu'en plus d'avoir trouvé un livre qui pouvait marcher en réseau avec Alice, j'avais en plus trouvé un autre Gaiman à me mettre sous la dent.

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Coraline est une petite fille (de 9 ou 10 ans) qui emménage dans une grande maison divisée en appartements. Elle est fille unique, ses parents sont très occupés et c'est la fin des grandes vacances. Coraline s'ennuie. Elle n'a personne pour jouer avec elle et les voisins, qui en plus de l'appeler Caroline et pas Coraline, sont assez bizarres: deux vieilles filles, ex starlettes de théâtre, et un vieux bonhomme persuadée de dresser des souris pour un cirque.
Coraline a un jeu qu'elle aime plus que les autres: explorer. Après avoir exploré son appartement, elle explore le jardin. Mais un jour: il pleut. Coraline est cloitrée chez elle entre ses deux parents qui travaillent et qui n'ont pas le temps de s'occuper d'elle. Elle trouve une porte, dans la salle à manger où sa mère entasse des objets de famille, qui donne sur un mur de briques. Coraline, déçue, s'interroge: qui y a-t-il derrière ce mur? Sa mère lui répond qu'il doit y avoir le même appartement que le leur car la maison est très grande mais pas totalement habitée.
Peu de temps après, un autre jour de pluie, le père de Coraline doit s'absenter pour son travail et Coraline s'enfonce dans sa solitude et son ennui. Après de rapides courses avec sa mère, elles s'aperçoivent qu'il n'y a rien à manger pour le déjeuner. La mère de Coraline part chercher de quoi faire le repas et Coraline tourne en rond. Elle grimpe sur une chaise pour attraper la clé de la porte qui donne sur le mur de briques puis l'ouvre. Le mur n'est plus là, à la place: un long corridor noir qui débouche sur son appartement, et ses parents... à quelques détails près.

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J'ai eu du mal à refermer ce roman et à ne pas le lire d'un seul coup. Gaiman parvient à nous emmener dans un monde où les terreurs enfantines se révèlent bien plus angoissantes qu'un cauchemar. Coraline se trouve confrontée à une réalité qu'elle devra détruire pour retrouver sa vie. Les épreuves qu'elle traversera sont parsemées de personnages grotesques, laids, malveillants et terriblement effrayants. Le style de Gaiman va à l'essentiel et m'a parfois tenue en haleine. Coraline se révèle être une petite fille courageuse qui apprendra bien plus qu'elle ne pensait.

Les personnages sont riches et admirablement construits. Rien n'est prévisible, on se laisse entraîner derrière Coraline et on prie pour qu'elle ne nous lâche pas la main.

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